Défense: le projet de relance de la filière aéronautique réserve de bonnes et de mauvaises surprises

L’affaire avait été annoncée assez tôt durant la crise du Covid-19 : les Armées françaises seront mises à contribution pour relancer l’économie nationale. Le Ministère des Armées est en effet un des plus gros investisseurs français, et achète principalement des équipements conçus et fabriqués en France et en Europe. C’est particulièrement le cas du secteur aéronautique, qui a fait l’objet de déclarations gouvernementales dans la journée d’hier.

Si la filière aéronautique devrait disposer d’un plan de relance de 15 milliards d’euros, près de la moitié sera consacré au soutien de l’activité de Air France/KLM, qui alimente une grande partie du secteur aéronautique civil. Plusieurs milliards seront également investis dans des fonds de soutien aux PME, la R&D, des primes incitatives pour l’achat d’avions neufs ou encore la préservation des compétences industrielles. Enfin, environ 600 millions d’euros seront consacrés à des commandes anticipées d’équipements militaires. Des annonces qui semblent aller dans le bon sens, mais qui manquent toutefois d’ambition sur certains points.

Jusqu’à présent, 12 A330 MRTT avaient été confirmés pour l’Armée de l’Air, les trois derniers restant en option. Il est désormais confirmé que que quinze appareils équiperont l’Armée de l’Air à terme.

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