Pendant plusieurs années, le président turc R.T Erdogan utilisa la menace de relâcher des vagues de migrants venus de Syrie, d’Irak et plus globalement, de tout le moyen-orient, vers les cotes européennes, afin de faire fléchir Bruxelles et les chancelleries européennes. Cette stratégie, qui permit à Ankara de négocier un accord de compensions de 6 Md€ pour maintenir ces migrants sur son sol. Visiblement, la méthode à fait des émules, puisque selon la ministre de l’interieur lituanienne Agnė Bilotaitė, Minsk emploierait désormais une méthode similaire pour répondre aux sanctions européennes et en particulier au soutien apporté par la Lituanie aux opposants biélorusses en exil. Mais là ou Erdogan brandissait la menace de migrants entrés en Turquie sans l’aval des autorités du pays pour fuir en grande partie les combats en Syrie, le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, aurait organisé un véritable système pour faire pression sur son voisin.
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