Le futur destroyer DDG(x) de l’US Navy sera-t-il un destroyer de « transition » ?

Alors que le Congrès a avalisé pour 2022 la construction d’un destroyer de la classe Arleigh Burke Flight III supplémentaire, et que l’US Navy a annoncé un vaste plan de modernisation de ses destroyers Arleigh Burke Flight IIA pour y installer le nouveau radar SPY-6 à antenne électronique active comme pour le Flight III et les frégates de la classe Constellation, la marine américaine avance également sur le remplaçant du destroyer Arleigh Burke mais également des croiseurs de la classe Ticonderoga, alors que 32 unités de ces deux classes doivent être retirées du service dans les années à venir. La communication autour du nouveau navire, désigné pour l’heure sous le code DDG(x), pour destroyer lance missile non désigné, était jusqu’ici plus que limité. Mais à l’occasion d’une presentation officielle dédiée au futur de l’US Navy, plus d’informations ont été présentées sur les capacités et les performances attendues de ce nouveau navire de combat appelé à constituer le poing armé de la flotte de surface combattante américaine au cours de la prochaine décennie.

De toute évidence, l’US Navy a (enfin) appris des échecs de destroyers de la classe Zumwalt et des corvettes LCS, des navires se voulant apporter des capacités en rupture totale avec les navires précédents, et qui furent, l’un comme l’autre, de cuisants échecs technologiques et des gouffres budgétaires. Plus question donc de vouloir créer un navire révolutionnaire, le DDG(X) reprendra, dans sa forme initiale, un grand nombre de caractéristiques héritées des DDG Arleigh Burke Flight III, comme le radar SPY-6 intégré au système AEGIS de defense aérienne et anti-missiles, ou encore une puissance de feu s’appuyant sur 96 silos verticaux Mk41 permettant d’accueillir des missiles anti-aériens SM-2, des missiles anti-balistiques SM-3, des missiles anti-aériens à moyenne portée ESSM, des missiles anti-sous-marins ASROC ainsi que des missiles de croisière Tomahawk. Pour sa défense rapprochée, le navire mettra également en oeuvre deux systèmes CIWS SeaRAm à 21 missiles chacun, et un canon de 127 mm.

Le système VLS Mk41 restera au coeur de l’armement du futur DDG(X) avec 96 silos dans la version initiale, et des espaces réservés pour étendre cette puissance de feu

Ces caractéristiques sont presque identiques à celles des Arleigh Burke modernes, et les différences entre les deux navires doivent être recherchées dans un design 50% plus furtif sur le plan électro-magnétique, infra-rouge comme sonore, des hangars aviations plus étendus, une survivabilité et une endurance à la mer accrue, ainsi qu’une suite sonar complète intégrant sonar de coque, sonar tracté et profondeur variable. Les systèmes internes du navire, et notamment ses systèmes de combat et sa production énergétique, seront quant à eux entièrement nouveau, car au coeur de la caractéristique principale du DDG(X), à savoir une grande évolutivité pour intégrer les nouveaux systèmes d’armes et senseurs lorsque ceux-ci seront disponibles.


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