L’Union Européenne déploie une équipe cyber de réaction rapide pour protéger l’Ukraine

Il y a une dizaine de jours, plusieurs sites ministériels et les 3 plus importantes banques ukrainiennes furent visés par une attaque cyber massive de type déni d’accès, ou DDOS. Pendant prés de 24 heures, les capacités de communication et les services de ces structures furent ainsi paralysés par cette attaque dont l’origine a été attribuée à des groupes de hackers russes. Dans le cadre actuel de tensions extrêmes, la capacité pour les autorités ukrainiennes de maintenir des canaux de communication fonctionnels avec la population et de maintenir les services bancaires actifs pour la population, est aussi déterminante que les réponses militaires opérationnelles de ses forces armées afin de résister à une potentielle agression.

C’est dans ce contexte que l’Union européenne, au travers de la Coopération Permanente Structurée, ou PESCO, a annoncé le déploiement d’une équipe de cyber-spécialistes organisée en force de réaction rapide, afin d’assister les autorités ukrainiennes dans ce domaine critique. Cette équipe est composée d’une douzaine d’experts en cyber-sécurité appartenant au projet Cyber Rapid Response Team du PESCO. Elle sera dirigée par la Lituanie, avec l’aide de la Croatie, de l’Estonie, des Pays-Bas, de la Pologne et de la Roumanie, et déployée à la demande des autorités ukrainiennes. Elle se coordonnera avec les capacités de cyber-défense ukrainiennes, agissant dans plusieurs spectres afin de détecter, identifier et contrer les potentielles attaques cyber frappant les infrastructures critiques du pays.

La Chine a également structuré d’importantes capacités cyber offensives et défensives, même si proportionnellement, celles-ci sont moindre que celles de la Russie

Il est utile de noter que l’Ukraine bénéficie également dans ce domaine d’une assistance fournie par l’OTAN. Kyiv avait même fait acte de candidature pour participer au Cooperative Cyber Defence Centre of Excellence de l’Alliance, afin d’accroitre les capacités de coopération et de réponse entre l’alliance et le pays. Toutefois, la Hongrie s’étant opposée à cette requête en début d’année, la demande dut être rejetée, et les capacités de coopération avec l’Alliance Atlantique sont restées moindre dans ce domaine, provoquant l’ire de plusieurs pays européens et des autorités ukrainiennes elles-mêmes.


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