Le futur drone furtif embarqué turc va-t-il humilier l’industrie aéronautique de défense européenne ?

Suite à l’intervention militaire dans le nord de la Syrie, au soutien militaire de l’une des factions dans le conflit libyen, et surtout à l’acquisition d’un batterie anti-aérienne S-400 auprés de la Russie, l’industrie de défense turque, en plein essor jusqu’en 2019, connut un coup d’arrêt sévère suite aux sanctions imposées par les Européens et surtout les américains concernant l’exportation de technologies de défense. Mais si certains programmes, comme le char lourd Altay ou l’avion de combat TFX furent très handicapés par ces mesures, il est un domaine dans lequel l’industrie de défense turque continua de se developper, et de remporter des succès commerciaux importants, celui des drones. Après la démonstration faite de l’efficacité du drone MALE léger TB2 Bayraktar de la société Baykar en Azerbaïdjan, en Libye et en Syrie, les clients se pressaient déjà pour acquérir ce système à la fois simple, efficace et très économique. Les succès enregistrés par les TB2 livrés à l’Ukraine lors des premiers mois du conflit qui l’oppose à la Russie, finirent de convaincre les acquéreurs, et le petit drone turc est désormais commandé par pas moins d’une quinzaine de forces armées, et de nombreuses autres seraient en négociation pour faire de même.

Pour Selçuk Bayraktar, président de la jeune société, par ailleurs gendre du président R.T Erdogan et surtout diplômé du MIT, il n’était cependant pas question de se satisfaire de ce succès. Alors que le TB2 multipliait les succès opérationnels et commerciaux, l’entreprise développa un nouveau drone de combat, plus lourd et bimoteur, l’Akinci, un appareil 6 fois plus lourd que le TB2 avec une masse à vide de 4500 kg, une capacité d’emport de 1.500 kg et une autonomie de 24 heures, capable de jouer dans la même court que le célèbre MQ-9 Reaper américain qui reste, à ce jour, le drone MALE le plus employé au sein des forces armées occidentales. La jeune entreprise fut également appelée à la rescousse par le pouvoir turc pour trouver une alternative à l’éviction d’Ankara du programme F-35, et en particulier pour remplacer les F-35B qui devaient armer le flambant neuf porte-aéronef Anadolu et son sister-ship à venir. De toute évidence, les ingénieurs turcs n’ont guère perdu de temps pour répondre aux besoins du beau-père de leur dirigeant. En effet, à l’occasion du Teknofest Black Sea, Baykar a présenté le drone de combat furtif Kizilelma (en illustration principale), un appareil autonome turbopropulsé destiné à opérer à partir des porte-aéronefs de la marine turque.

Il ne fallut que 2 ans à Baykar pour faire admettre au service son drone Akinci après son premier vol en 2019

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