Les grandes manoeuvres sont lancées en occident pour concevoir les drones de combat de nouvelle génération

Il existe, à ce jour, pas moins de 7 programmes visant à concevoir ou intégrer des drones afin d’étendre les capacités des avions de combat, et ce pour le seul camp occidental. Aux Etats-Unis, ces programmes évoluent autours dU Next Generation Air Dominance de l’US Air Force et du F/A-XX de l’US Navy; en Europe autour des programmes SCAF et Tempest; et en Asie autour des programmes F-X japonais, KF-21 Boramae sud-coréen, ainsi que du MQ-28 Ghost Bat australien. Tous visent à concevoir des drones de combat furtifs à hautes performances, capables d’évoluer autours et au profit des avions de combat pilotés, de sorte à en étendre les capacités de détection, offensives et défensives. Si les programmes d’avion de combat portent en eux d’importantes ambitions nationales limitant les possibilités de rapprochement, ces drones de combat, quant à eux, constituent avant tout des vecteurs économiques capables d’emporter des capacités différenciées. Dès lors, il n’y a rien de surprenant à ce que la conception de ces systèmes soit désormais envisagée au sein de partenariat internationaux, y compris au sein des programmes d’avions de combat de nouvelle génération, tant pour en faire baisser les couts que pour en accroitre la diffusion, et d’imposer un standard de fait dans les années à venir.

C’est en tout cas l’initiative prise par le Secrétaire à l’Air Force Franck Kendall, dans le cadre du programme NGAD. Celui-ci a en effet engagé des discussions avec plusieurs de ses partenaires internationaux les plus proches, la Grande-Bretagne d’une part, le Japon et l’Australie de l’autre, afin de developper une gamme de drones de combat de nouvelle génération compatible avec les programmes NGAD, Tempest et F-X. Selon le chef politique de l’US Air Force, les programmes américains, nippons et britanniques d’avion de combat de nouvelle génération, bénéficieraient grandement de l’utilisation d’une gamme commune et standardisée de drones de combat et de Loyal Wingmen, sans qu’il soit question, cependant, d’ailler au delà dans le partage technologique autour du programme NGAD qui demeure, comme l’était le F-22 avant lui, un programme de très haute technologie destiné à concevoir le meilleur avion de supériorité aérienne du moment.

L’Australie s’est engagée dans le developpement d’un drone de combat de type Loyal Wingman depuis 2017 avec l’assistance de Boeing, pour produire le MQ-28 Ghost Bat

Pour l’heure, le programme européen SCAF qui rassemble la France, l’Allemagne et l’Espagne, ne prévoyait pas initialement pas de concevoir de drone de combat de ce type. Celui-ci vise à developper, pour ce type de missions, une gamme de drones aéroportés de taille et capacités complémentaires, et désignés Remote Carrier. Ces drones sont développés au sein du pilier « Effecteurs » du programme par Airbus DS avec MBDA comme partenaire principal. Mais les choses pourraient bien évoluer, après que l’Espagne ait proposé d’ajouter un nouveau pilier au programme confié là encore à Airbus DS, afin de concevoir un drone de combat lourd autonome. Pour Madrid, il s’agit tant de conférer au programme européen une capacité supplémentaire qui semble de plus en plus indispensable à la vue des efforts produits par ailleurs pour s’en doter, que de proposer une porte de sortie efficace afin de permettre à Airbus DS de mettre à profit ses capacités de conception d’un système de combat aérien, et ainsi sortir par le haut de la crise qui a opposé Dassault Aviation et Airbus DS autour du pilier Next Generation Fighter, et qui bloque la poursuite du programme depuis 1 an maintenant.


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