Depuis le début de l’agression russe contre l’Ukraine, la France a soutenu Kyiv tant dans le domaine politique, qu’économique et militaire. Toutefois, depuis plusieurs mois, cette aide militaire est régulièrement contestée, que ce soit en France mais également en Europe, étant jugée par ses détracteurs comme insuffisante, notamment vis-à-vis de l’aide accordée par d’autres pays européens. Il est vrai que Paris est resté discret sur l’aide accordée, et dans plusieurs domaines, largement en retrait face à d’autres nations européennes, y compris des pays beaucoup moins riches que ne peut l’être la France. A plusieurs reprises, des tribunes furent publiées dans les grands quotidiens nationaux, ci pour appeler à livrer des chars Leclerc, là pour augmenter l’aide militaire à 4 Md€, s’appuyant précisément sur cette faiblesse apparente de l’assistance française à l’Ukraine. Au delà de ces appels essentiellement construits sur une réponse émotionnelle à la détresse ukrainienne, il convient de définir à la fois les objectifs visés par ce soutien, mais également les contraintes qui s’y appliquent, de sorte à faire émerger une doctrine pouvant encadrer objectivement cette aide militaire de manière optimisée.
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[…] contraintes par le maintenir de capacités minimales d’entrainement et d’intervention. Comme nous l’avions établi dans cet article, avec justesse considérant les équipements envoyés ou promis par la France à l’Ukraine, […]
[…] de la polémique qui enfle au sujet de la livraison de chars Leclerc, voire de Mirage 2000 à Kyiv. Comme nous l’avions abordé il y a quelques mois, l’envoi de chars Leclerc français en Ukraine serait une décision très dommageable, […]
[…] 3 novembre 2022 […]
[…] liger de sévères pertes. Et de fait, il semble bien que les armées russes aient subi une terrible attrition depuis le début du conflit, avec entre 30.000 […]