La Finlande officialise la commande de 38 canons automoteurs sud-coréens K9 Thunder supplémentaires

Avec plus de 850 systèmes d’artillerie en service, l’Armée Finlandaise est incontestablement celle qui, en Europe, dispose de la plus impressionnante densité de puissance de feu. Toutefois, la majorité de ces systèmes, comme le canon H63 de 122mm et le canon H83 de 155 mm, sont des systèmes tractés, que l’on sait particulièrement vulnérables sur un champs de bataille moderne. Il suffit de constater les pertes comparées de M777 tractés américains en Ukraine, vis-à-vis des systèmes automoteurs comme le Caesar ou le Pzh2000 pour s’en convaincre. En outre, les 3 quarts de cette artillerie étaient encore composés, au milieu des années 2010, de systèmes acquis auprès de l’Union Soviétique, moins performants et moins précis que leurs homologues occidentaux. Pour palier cette faiblesse, Helsinki commanda, en mars 2017, 48 canons automoteurs sud-coréens K9 Thunder prélevés sur l’arsenal des armées sud-coréennes pour 160 m$, avec une option pour 48 systèmes supplémentaires.

Les livraisons des systèmes sud-coréens d’occasion intervinrent entre 2017 et 2021, et donnèrent rapidement satisfaction aux militaires finlandais. En octobre 2021, Helsinki leva l’option sur 10 systèmes supplémentaires, pour un montant de 30 m$, 5 devant être livrés en 2021, les 5 autres en 2022. Le début de l’agression russe contre l’Ukraine, et la candidature finlandaise à l’OTAN, ont probablement fini de convaincre les autorités d’Helsinki, qui viennent de lever le solde de l’option prévue, soit 38 systèmes supplémentaires, pour un montant de 134 m$, ce qui amènera le parc finlandais à 96 K9, pour un pays de seulement 5,5 millions d’habitants doté d’une armée de terre n’alignant que 19.000 hommes en temps de pays, dont seulement 3.700 militaires professionnels.

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L’arrivée du K9 a considérablement fait évoluer les performances de l’artillerie automotrice finlandaise, qui jusque là s’appuyait sur 74 2S1 Gvozdika de 122mm et de facture soviétique, entrés en service au début des années 70. En effet, là ou le 2S1 peine à soutenir une cadence de tir de 2 obus par minute, avec une portée maximale de 20km, le K9 Thunder sud-coréen peut soutenir sans effort une cadence de tir de 6 à 8 obus par minute grâce à son système de chargement automatique, avec une portée de 40km, pouvant même dépasser les 50km avec des obus à propulsion additionnée. En outre, le système sud-coréen s’avère autrement plus précis que ses homologues soviétiques, notamment grâce à la centrale à interdite TALIN, à l’utilisation du positionnement GPS, et à un calculateur de tir très performant, le mettant au même niveau que les meilleurs systèmes occidentaux comme le Caesar français ou le Pzh2000 allemand. En outre, le K9 est à la fois très mobile, avec de larges chenilles propulsées par un moteur turbo-diesel de 1000 cv lui conférant un remarquable rapport puissance/poids de 21 cv par tonne, y compris sur des sols boueux ou enneigés, mais il est également bien protégé contre les armes légères et les éclats d’artillerie.


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