Thales fin prêt pour répondre aux besoins SHORAD/CIWS des armées françaises

Plusieurs faiblesses critiques frappant les armées françaises ont été à plusieurs reprises détaillés sur Meta-Défense. Dans le cadre de la préparation de la Loi de Programmation Militaire 2024-2030, il semble, selon les informations ayant filtrées dans le domaine public, que plusieurs d’entre elles sont désormais prises en compte, avec des solutions envisagées à relativement court terme. C’est notamment le cas de la capacité de destruction des défenses anti-aériennes adverses et de guerre électronique pour le Rafale, le Chef d’Etat-Major de l’Armée de l’Air et de l’Espace ayant annoncé, lors de son audition par la commission défense de l’Assemblée nationale, que cette capacité, initialement prévue dans le cadre du SCAF, devait être accélérée dans le cadre de la prochaine LPM. C’est également le cas du Système de Lancement VERtical SYLVER armant les frégates de la Marine Nationale, Naval Group ayant annoncé que les travaux ont été engagés pour offrir une plus grande souplesse au système de sorte à pouvoir emporter différents missiles si besoin. Quant au Chef d’etat-major de l’Armée de Terre, il a annonce, dans le même contexte que son homologue de l’AAE, que l’objectif était désormais d’équiper les blindés comme le Griffon et le Jaguar, d’un système de protection actif hard-Kill, alors que dans ce domaine, Thales et Nexter ont annoncé l’année dernière le développement du système PROMETHEUS.

Il est un autre domaine dans lequel les armées françaises sont très exposées, surtout dans l’hypothèse d’un engagement de haute-intensité, celui de la protection anti-aérienne, anti-missiles et anti-drones rapprochée, désignée sous l’acronyme SHORAD (Short Range Air-Defense) pour les systèmes terrestres, et par l’acronyme CIWS (Close-In Weapon System) pour les navires. En l’absence de menace aérienne mais également de menace sérieuse de type artillerie ou missile de croisière lors des engagements ces 25 dernières années, cette capacité a été longtemps ignorée par les armées françaises, par ailleurs exposées à de douloureux arbitrages budgétaires pendant prés de 3 décennies. La Guerre en Ukraine a montré non seulement le rôle décisif de ce type de système pour protéger les forces au combat, mais également l’inadéquation des systèmes anti-aérienns et anti-missiles conventionnels pour contrer les nouvelles menaces comme les drones vagabonds, des munitions à la fois peu onéreuses et faciles à mettre en oeuvre, tout en possédant un important potentiel de nuisance, notamment contre les infrastructures civiles.

Le système SAMP/T Mamba, et son pendant naval PAAMS, offrent d’excellentes capacités d’interception à longue et moyenne portée. Mais il n’est pas connu pour intercepter des menaces lentes ou peu onéreuses, comme les drones et les roquettes.

A ce jour, les armées françaises disposent en effet de moyens très efficaces pour créer une zone d’interdiction/ protection aérienne, à l’aide des systèmes Mamba et PAAMS basés sur le missile anti-aérien Aster 30, et d’une bonne capacité anti-missile de croisière avec l’Aster 15, le Crotale et le Mistral-3. Toutefois, ces systèmes ne sont pas conçus pour contrer des attaques de drones, le missile lui même coutant entre 3 et 10 fois le prix de sa cible, ni pour contrer les attaques massives dites « de saturation », c’est à dire trop nombreuse pour être efficacement traitées par ce type de défense. Il manque, de toute évidence, un système capable d’assurer la défense rapprochée et terminale des unités ou des infrastructures critiques, afin d’engager et détruire les menaces ayant échappé à la défense longue et moyenne portée, raison pour laquelle, en raison du durcissement sensible des tensions, ce besoin est désormais une priorité pour les Armées françaises dans le cadre de la prochaine LPM. Et le groupe Thales semble parfaitement prêt à répondre à ce besoin, tant en terme de capacités opérationnelles que de délais.


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