En seulement quelques jours, les annonces faites par le président français, et le ministre des Armées, ont tracé une doctrine de soutien à l’Ukraine, radicalement différente de celle appliquée jusqu’à présent par Paris, mais aussi par les autres chancelleries européennes.
La France accepte, en effet, de consacrer une partie de la production de sa propre industrie de défense, à l’effort de guerre ukrainien, passant d’une aide ponctuelle de matériels prélevés sur les inventaires des armées, à une aide pérennisée dans la durée. Ce faisant, la France prend sa place dans le bras de fer qui oppose Kyiv et Moscou, avec l’espoir de convaincre les européens de faire même, seule alternative pour contenir la montée en puissance des armées russes.
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Le front en Ukraine toujours actif, mais figé depuis un an et demi
Les premiers mois de l’agression russe contre l’Ukraine ont donné lieu à des progressions rapides, d’abord des forces russes, en particulier dans le sud du pays, puis des armées ukrainiennes, regagnant une partie significative du terrain perdu préalablement, après l’échec de l’offensive russe et l’ordre de repli donné par le général Surovikine, aux forces survivantes, dernières des lignes de défense préparées.
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