Depuis quelques jours, plusieurs responsables politiques de l’OTAN, mais aussi en Finlande, en Allemagne et en Pologne, portent un discours bien inquiétant. Selon eux, les risques sont désormais sensibles, que la Russie décide d’attaquer un des pays de l’OTAN, d’ici à cinq ans, soit autour de 2030.
Depuis, les avis se multiplient sur le sujet, dans la presse comme sur internet, et sur les chaines d’information. Certains voient, dans les déclarations de Boris Pistorius, une manœuvre politique à visée intérieure. D’autres y voient un catastrophisme sans lien avec la réalité, en particulier de la puissance militaire russe. Les derniers, enfin, soutiennent la réalité de ce discours.
Pour répondre à cette question, il convient de poser clairement les données du problème, soit la réalité de ce que pourra être le rapport de force en Europe à cette échéance, mais aussi d’en analyser l’ensemble des facteurs d’attrition, et les ressorts politiques qui les sous-tendent. Et comme nous le verrons dans cet article, pour paraphraser un statut bien connu sur Facebook, c’est compliqué !
Sommaire
Quel sera le potentiel militaire russe en 2030 ?
La première des questions, pour évaluer les risques de guerre en Europe à horizon 2030, est de pouvoir évaluer le potentiel militaire dont disposera effectivement Moscou à cette échéance.
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