S’exprimant à l’occasion de la visite d’une usine de Rheinmetall, Olaf Scholz a promis qu’il amènerait l’effort de defense allemand au-delà des 2 % requis par l’OTAN, et qu’il augmenterait l’aide militaire fournie à l’Ukraine. Il s’agissait, pour le chancelier, de répondre aux menaces faites par le candidat Trump, et de tenter de reprendre un certain leadership sur ces dossiers en Europe, comme il le fit, il y a bientôt deux ans, après le début de l’invasion russe de l’Ukraine.
Toutefois, le manque de détermination dont il a fait preuve pour appliquer le Zeitenwende (changement d’époque), durant les deux années qui viennent de s’écouler, mais aussi son évident suivisme américain, lorsqu’il s’est agi de livrer des armes à l’Ukraine, risquent fort de ne pas donner, à lui, comme à l’Allemagne, la même impulsion et le même crédit, dont ils furent crédités après son premier discours.
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Les différentes réponses à l’évolution de la menace russe en Europe
Il est des pays européens, et des chefs d’État, qui se sont engagés avec conviction dans la reconstruction de leurs armées, en particulier après que la Russie a lancé son opération militaire spéciale contre l’Ukraine, et qui se sont tenus à cette ligne avec détermination. C’est le cas des pays scandinaves, baltes, de la Pologne, des Pays-Bas, et plus généralement, des pays d’Europe de l’Est.
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