Game changer, Wunderwaffen… Depuis le début du conflit en Ukraine, ces termes furent souvent employés, tant pour désigner l’arrivée de nouveaux armements livrés par les alliés occidentaux, que pour faire référence aux nouveaux programmes de défense US ou alliés.
Il est vrai qu’imaginer un nouveau char, avion, drone ou missile, à ce point supérieur aux autres équipements existants, pour représenter, à lui seul, un avantage opérationnel marqué, à de quoi séduire. Surtout pour les scénaristes hollywoodiens qui en firent le pitch de nombreux grands succès, comme Firefox ou A la poursuite de l’Octobre Rouge.
Ce sentiment trouve ses racines dans les bénéfices bien réels donnés aux armées américaines par les grands programmes du début des années 70, qui donnèrent naissance, entre autres, aux chars Abrams, à l’hélicoptère Apache, aux missiles Patriot, SM-2 et Tomahawk, aux F-15, F-16 et F-18, ainsi qu’aux super-porte-avions Nimitz, aux SSN Los Angeles et aux destroyers Arleigh Burke.
Il a, depuis, évolué vers un biais de surspécification entourant la conception des nouveaux programmes d’équipements de défense américains, qui, aujourd’hui, handicapent lourdement la modernisation des armées américaines, face à une Chine et une Russie bien plus pragmatiques dans ce domaine.
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Frégates Constellation : plus que 15 % de la FREMM italienne, 3 ans de retard et 50% plus chères
À ce sujet, l’US Navy avait déjà, pour ainsi dire, touché du doigt les conséquences de ces biais technologistes excessifs, dans la conception de ses navires, depuis de nombreuses années. Ainsi, elle a dépensé 21 Md$ dans le programme de destroyers lourds Zumwalt, censé donner un avantage décisif en matière de suprématie navale de surface, notamment grâce à ses nouveaux canons de 155 mm à longue portée.
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