La Marine chinoise fait du blocus de Taïwan son fil directeur industriel

Ajouter aux Favoris
Article favoris

Alors que la Marine chinoise a terminé l’exercice Joint Sword 2024A simulant un blocus de Taïwan, la production industrielle navale chinoise a atteint des cadences que le monde n’avait plus connues, depuis le début des années 80, et la reconstruction intensive de l’US Navy sous la tutelle du Secrétaire à la Navy John Lehman, et son ambition d’une flotte de 600 navires.

Les chantiers navals chinois produisent, en moyenne chaque année, une grande unité aéro-amphibie, qu’il s’agisse de porte-hélicoptères d’assaut, de porte-drones ou de porte-avions, ainsi que plusieurs sous-marins, dont un seul à propulsion nucléaire. C’est, cependant, la flotte de surface combattante de l’Armée Populaire de Libération, qui a concentré le plus de moyens et d’attention de la part de Pékin. En effet, la Marine Chinoise a reçu 7 à 10 nouveaux escorteurs de haute mer par an depuis 2020, soit quatre fois plus que n’en a reçu l’US Navy.

L’exercice Joint Sword 2024A, qui a été déclenché en réponse aux déclarations jugées sécessionnistes du nouveau président Taïwanais, Lai Ching‑te, apporte des éclaircissements quant à la doctrine que la Marine chinoise pourrait mettre en œuvre, si les tensions devaient croitre avec Taipei. En effet, la simulation de blocus naval, qui a fait l’objet de cet exercice, repose sur l’utilisation massive de cette même flotte de surface combattante, que les chantiers navals chinois produisent encore plus intensément, aujourd’hui.

La production de destroyers et de frégates s’intensifie dans les chantiers navals chinois

À ce sujet, il semble bien que le rythme, pourtant déjà très soutenu, concernant la production des grandes unités de surface combattantes chinoises, soit appelé à croire encore davantage, qu’il s’agisse de la frégate anti-sous-marine Type 054A, de la Type 054B qui lui succède, des destroyers antiaériens Type 052D et DL, ou des nouveaux destroyers lourds de 13 000 tonnes Type 055, armés de 112 silos verticaux de missiles antiaériens à longue portée HHQ-9, de missiles antinavires supersoniques YJ-12 et même de missiles balistiques antinavires YJ-21, version embarquée du DF-21D.

Accès abonné

Accédez à l’analyse complète

Cet article est réservé aux abonnés MetaDefense. L’abonnement vous donne accès à l’ensemble des analyses, dossiers et décryptages publiés sur le site.

Aucun engagement. À partir de 1,99 €.

Publicité

Droits d'auteur : La reproduction, même partielle, de cet article, est interdite, en dehors du titre et des parties de l'article rédigées en italique, sauf dans le cadre des accords de protection des droits d'auteur confiés au CFC, et sauf accord explicite donné par Meta-defense.fr. Meta-defense.fr se réserve la possibilité de recourir à toutes les options à sa disposition pour faire valoir ses droits. 

Pour Aller plus loin

2 Commentaires

    • Très juste, c’est la nouvelle frégate Type 054A Nantong. Pour la petite histoire, les destroyers et destroyers lourds chinois ont une immatriculation en 1xx, alors que les frégates et les corvettes dont en 5xx. Les porte-avions et porte-hélicoptères sont en deux digits, alors que les navires d’assaut type LPD/LST dont en 9xx. Donc 533, ça ne pouvait être qu’une frégate. Merci, c’est corrigé )

RESEAUX SOCIAUX

Derniers Articles