Le déclassement militaire et industriel français d’ici à 2035 peut-il être évité ?

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Alors que certains redoutent le déclassement militaire et industriel, il était fréquent d’entendre, jusqu’il y a eu, dans les propos des dirigeants français et européens, que l’écosystème défense français, ses armées et son industrie, étaient au sommet de la hiérarchie européenne.

La nouvelle Loi de Programmation Militaire 2024-2030, devait permettre de préserver cette position dominante en Europe, ainsi qu’une influence majeure dans le Monde, en amenant le budget des armées à 67 Md€ en 2030, soit de 2,15 à 2,25 % du PIB français, à cette date.

Une fois passée la satisfaction de voir les dépenses militaires continuer de croitre jusqu’en 2030, après 25 années de sous-investissements critiques, les évolutions de l’environnement sécuritaire et industriel défense mondial, ont rapidement engendrer des interrogations, et même des critiques, sur la trajectoire de cette LPM, jugée insuffisante pour répondre aux enjeux qui se dessinent.

Aujourd’hui, l’écosystème défense français est pris dans un étau potentiellement mortel, avec, d’un côté, une dette souveraine et des déficits publics excessifs, privant le pays de marges de manœuvre dans ce domaine, et de l’autre, une transformation massive, et rapide, de la menace, comme de la concurrence industrielle et militaire en Europe et dans l’ensemble de la sphère occidentale.

Dans ce contexte, le déclassement de l’ensemble des composantes de la défense française, en Europe et dans le monde, est-il inévitable ? Et, quelles alternatives peuvent être envisagées, pour tenter de préserver à la France, ses armées et son industrie de défense, de ce déclassement potentiellement irréversible ?

L’évolution rapide de la menace internationale en Europe et dans le monde et le plancher d’investissement OTAN à 2,5 % PIB en 2025

Il est, évidemment, inutile de revenir sur l’évolution rapide des menaces militaires qui se développent dans le monde, y compris en Europe. Entre la montée en puissance des armées et de l’industrie de défense russes, les efforts colossaux développés par Pékin pour rattraper et dépasser la puissance militaire américaine au plus tôt, les inquiétantes évolutions des trajectoires iraniennes et nord-coréennes, et le réarmement massif au niveau mondial, les tensions sont, aujourd’hui, au plus haut niveau depuis la fin de la guerre froide.

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