La stratégie de Dassault Aviation pour l’avenir du Rafale se dévoile au Bangladesh

Ajouter aux Favoris
Article favoris

Avec 548 avions commandés, ou assurés de l’être, à ce jour, dont 323 pour l’exportation, le Rafale s’avère être un formidable succès pour son concepteur, Dassault Aviation, et l’ensemble de la Team Rafale.

Ce succès est historique, car pour la première fois, depuis le Mirage III, un chasseur français de nouvelle génération, s’est mieux exporté que le modèle de génération précédente, en l’occurrence, le Mirage 2000, vendu à 297 exemplaires, sur la scène internationale.

Ce succès, qui ne semble pas devoir s’apaiser dans les années à venir, pose désormais un nouveau problème à l’industriel français. En effet, la demande mondiale, aujourd’hui, est très importante, et le Rafale est engagé dans plus d’une dizaine de compétitions et consultations mondiales, alors que, dans le même temps, l’avionneur doit encore livrer pas moins de 260 appareils à ce jour.

Ce carnet de commande, envié par de nombreux avionneurs européens, russes ou chinois, n’est pas sans poser de nouveaux défis pour Dassault Aviation, qui doit adapter son offre ainsi que sa production, à cette nouvelle réalité. Pour y répondre, celui-ci parie sur une stratégie commerciale à trois niveaux, qui transparait dans de récentes révélations, concernant l’implication française à Dhaka, pour vendre 8 à 12 nouveaux Rafales aux forces aériennes du Bangladesh.

La France pousse le Rafale pour renforcer les forces aériennes du Bangladesh

En effet, selon la presse indienne, il semblerait que la récente visite du président Français, Emmanuel Macron, à Dhaka, la capitale du Bangladesh, en marge du sommet du G-20 de New Delhi, ait été l’occasion pour la diplomatie française, et pour Dassault aviation, d’activement soutenir le Rafale, dans la compétition qui l’oppose à l’Eurofighter Typhoon, pour la modernisation des forces aériennes du pays.

Accès abonné

Accédez à l’analyse complète

Cet article est réservé aux abonnés MetaDefense. L’abonnement vous donne accès à l’ensemble des analyses, dossiers et décryptages publiés sur le site.

Aucun engagement. À partir de 1,99 €.

Publicité

Droits d'auteur : La reproduction, même partielle, de cet article, est interdite, en dehors du titre et des parties de l'article rédigées en italique, sauf dans le cadre des accords de protection des droits d'auteur confiés au CFC, et sauf accord explicite donné par Meta-defense.fr. Meta-defense.fr se réserve la possibilité de recourir à toutes les options à sa disposition pour faire valoir ses droits. 

Pour Aller plus loin

3 Commentaires

  1. Merci pour cette nouvelle belle analyse.
    Sait-on si les Emirats Arabes Unis (EAU) ont exprimé le souhait de construire (ou d’assembler) chez eux leurs Rafales ?
    Parce qu’avec 80 commandés et la discussion en cours pour plus 20 nouveaux appareils au standard F5, ils présentent les caractéristiques d’un candidat crédible (mais je ne sais pas si leur BITD en a la capacité).

    Par ailleurs, Dassault peut-il espérer réellement vendre des Rafale à l’Arabie Saoudite (AS) dans ce contexte, car vus de loin EAU et AS semblent être les rivaux du Golfe et faire affaire avec l’un pourrait signifier renoncer à faire affaire avec l’autre, sauf si on est américain (ou chinois) bien sûr.
    Si vous pouviez m’éclairer (nous éclairer) sur ces deux sujets…

    • Rien ne va dans le sens d’une construction locale pour les EAU. Au contraire, l’augmentation des cadences annoncée par E.Trappier, sert justement à répondre aux exigences émiraties en termes de délais. En outre, les EAU cherchent davantage à convertir leur économie dans la R&D, l’ingénierie et le numérique, que dans l’industrie de production. Un peu normal pour un pays de seulement 10 millions d’habitants, dont presque 85 % d’étrangers. Il faudrait importer la main d’œuvre en même temps que les usines. Par très performant.
      EAU et KAS ne sont pas en compétition outre mesure. Les tensions dans le golfe concernent surtout les EAU et Qatar, ce qui n’a pas empêché Abu Dhabi de se tourner vers le Rafale. Se rappeler que les EAU étaient les alliés des Saoudiens au Yémen, et que tous deux, et les Égyptiens, ont soutenu le général Haftar en Libye, contre le gouvernement de Tripoli, soutenu par la Turquie et la Qatar.

RESEAUX SOCIAUX

Derniers Articles