L’US Navy redoute des transferts de technologies sous-marines russes vers la Chine et la Corée du Nord

Ajouter aux Favoris
Article favoris

Quelles seraient les conséquences si la Chine et la Corée du Nord venaient à bénéficier de transferts de technologies sous-marines russes ? On le sait, le théâtre Pacifique représente, aujourd’hui, l’obsession du Pentagone, et l’US Navy est, ici, en première ligne pour contenir la montée en puissance des armées chinoises, mais aussi nord-coréennes et russes, qui coopèrent sur l’ensemble du Pacifique occidental.

Si la puissance aéronavale représente l’outil de prédilection de l’US Navy pour s’imposer en haute mer dans le Pacifique, pour s’approcher des cotes, celle-ci ne peut compter, en première intension, que sur la supériorité technologique et numérique de sa flotte sous-marine, qui aligne presque une cinquantaine de SSN face à une douzaine de navires chinois et russes de même type.

Dans ce domaine, l’US Navy peut s’appuyer sur d’importants atouts technologiques, en particulier face à la Chine, dont les SSN Type 09III manquent encore de performances et de fiabilité, pour s’opposer à ses Los Angeles, et surtout à ses Seawolf et ses Virginia.

Cet avantage pourrait cependant rapidement se dégrader si Pékin et Pyongyang venaient à recevoir des transferts de technologies sous-marines venus de Russie, les derniers sous-marins nucléaires russes, comme les Iassen, étant jugés très performants et dangereux par les analystes américains. C’est exactement ce que redoute et anticipe l’amiral Sam Paparo, qui commande l’US INDOPACOM, le commandement unifié indo-pacifique des armées américaines.

L’US Navy parie sur la supériorité de sa flotte sous-marine dans le Pacifique

Pour faire face à l’US Navy, les forces navales et aéronavales de l’Armée Populaire de Libération chinoise ont développé une doctrine et des équipements conçus pour tenir à distance les grands groupes aéronavals américains.

Accès abonné

Accédez à l’analyse complète

Cet article est réservé aux abonnés MetaDefense. L’abonnement vous donne accès à l’ensemble des analyses, dossiers et décryptages publiés sur le site.

Aucun engagement. À partir de 1,99 €.

Publicité

Droits d'auteur : La reproduction, même partielle, de cet article, est interdite, en dehors du titre et des parties de l'article rédigées en italique, sauf dans le cadre des accords de protection des droits d'auteur confiés au CFC, et sauf accord explicite donné par Meta-defense.fr. Meta-defense.fr se réserve la possibilité de recourir à toutes les options à sa disposition pour faire valoir ses droits. 

Pour Aller plus loin

5 Commentaires

    • Ca a longtemps été un point d’interrogation, car on estimait que le cône de protection thermique et le plasma empêchait d’embarquer un autodirecteur. Maintenant, on sait que le plasma ne se déploie pas devant, mais autour du missile, et que certains matériaux à forte résistance thermiques laissent passer certaines fréquences radar. Il pourrait également être possible de faire une sorte de guidage par recadrage satellite arrière. Bref, ce que l’on pensait impossible il y a 5 ans, est désormais possible.

RESEAUX SOCIAUX

Derniers Articles