L’Armée de terre française et la révision de la revue stratégique 2022, face au défi de la masse et de la haute intensité

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Des trois armées françaises, l’Armée de terre est celle qui connut la réduction d’effectifs la plus radicale depuis la fin de la guerre froide, passant de 296,000 hommes en 1985, à 120,000 aujourd’hui, dont seulement 77,000 forment la Force des Opérations Terrestres, ou FOT, la composante combattante de cette force.

Pour autant, par l’efficacité qu’elle a montré ces dernières années, notamment lors des opérations extérieures en Afrique sud-saharienne, celle-ci continue de jouir d’une réputation d’excellence, en particulier auprès un exécutif qui n’a de cesse que de répéter sa confiance à son sujet.

Avec le retour des tensions internationales et les bruits de bottes qui ne cessent de s’accroitre aux frontières de l’Europe, l’Armée de terre française doit, à présent, entamer une transformation structurelle profonde, pour retrouver à la fois la masse qui lui fait défaut, mais aussi une structure de forces répondant aux défis qui arrivent avec vélocité.

La révision de la Revue Nationale Stratégique 2022, annoncée par Emmanuel Macron le 21 janvier 2025, sera certainement l’occasion de poser une nouvelle réflexion sur l’adaptation supposée entre l’Armée de terre, son format et ses moyens, tels que définis par la LPM 2024-2030, et les évolutions de menaces qui se rapprochent, chaque jour davantage, de celles qui existaient dans les années 80.

L’Armée de terre a conservé la Force d’Action Rapide de la guerre froide, mais a perdu 90 % de ses autres unités.

Dans ce contexte, il est probablement intéressant de tourner son regard vers l’Armée de terre française, telle qu’elle était en 1985, alors que la menace, sur l’Europe, s’approchait de celle qui risque d’émerger à nouveau, dans les quelques années à venir, tout au moins, à en croire les cris d’alarme que certains services de renseignement européens ne cessent de lancer.

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4 Commentaires

  1. Bonjour Fabrice.
    Article très intéressant comme toujours.
    Je pense cependant que l’appartenance à l’armée de Terre des missiles du plateau d’Albion est erronée, ces derniers dépendaient de l’armée de l’Air me semble-t-il.
    Au plaisir de vous lire!

    Très bonne soirée

  2. Si on veut mettre organiser la défense à l’Est, il ne s’agira pas seulement d’avoir de supers équipements. Et cela, tout le monde le comprend intuitivement. Donc voilà! Liberté sur terre, liberté dans les airs, liberté en mer. Personne ne nous fera de cadeaux. Voilà l’air dans laquelle nous sommes entrée et dont notre personnel politique refuse de voir l’aspect. Rien ne sert de tergiverser. Nous n’avons déjà plus d’Oncle Sam.

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