Il y a quelques jours, un doute est apparu, au sujet d’un éventuel moratoire sur la législation CAATSA, appliquée à la Russie, lorsque l’Algérie a confirmé l’acquisition de 14 chasseurs furtifs Su-57E auprès de Moscou.
En effet, depuis 2020, et l’épisode des Su-35 égyptiens, Moscou avait opté pour une posture très discrète, sur la scène internationale, concernant ses négociations internationales en matière d’exportation d’armement. Cette discrétion fut encore renforcée, après le début de la guerre en Ukraine.
C’est dans ce contexte qu’a débuté le salon IDEX aux Émirats arabes unis, l’un des plus importants salons de l’armement au Moyen-Orient, au sein duquel la présence des grandes entreprises russes s’avère bien plus importante et ostentatoire, que lors des éditions précédentes.
De toute évidence, la Russie ne craint plus la législation CAATSA et ses conséquences, sans doute après avoir obtenu des assurances, à ce sujet, du président Trump, à l’occasion des discussions bilatérales entre Moscou et Washington. Toutefois, le changement radical de posture de la Russie, dans ce domaine, en dit bien davantage, sur la portée des accords entre les deux pays.
Sommaire
L’effondrement des exportations d’armement russes depuis 2021, sous l’effet des sanctions CAATSA et de la guerre en Ukraine
Depuis l’entrée en vigueur de la législation CAATSA, une loi permettant à l’exécutif américain de mettre sous sanctions sévères les pays, personnalités et entreprises impliqués dans l’acquisition de matériels militaires auprès de pays désignés comme adversaires des États-Unis, comme l’Iran, la Corée du Nord, et surtout, comme la Russie, l’industrie de défense russe a rencontré d’immenses difficultés pour convaincre sur la scène internationale.
Accédez à l’analyse complète
Cet article est réservé aux abonnés MetaDefense. L’abonnement vous donne accès à l’ensemble des analyses, dossiers et décryptages publiés sur le site.
Aucun engagement. À partir de 1,99 €.
Alliance avec les Russes contre l’Europe, certainement. Contre la Chine… Briser le front commun Sino Russe semble important pour les USA.
Renforcer la Russie, c’est potentiellement renforcer l’axe Chine – Russie… D’autant qu’il paraît improbable de faire confiance à poutine. Dur de ne pas y voir une grosse implication du America first de Trump, quitte à effrayer la terre entière avec pour objectif à court terme d’augmenter le potentiel du complexe militaro-industriel US