jeudi, mars 5, 2026

[Analyse] Rafale MRFA : Dassault répond aux offensives du Su-57e en Inde

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La proposition française du Dassault Rafale dans le cadre du MRFA, le programme d’avion de combat multirôle (Multi‑Role Fighter Aircraft), vise à passer d’une logique d’achat standard à un co‑développement d’un Rafale taillé pour le théâtre indo‑himalayen. L’Indian Air Force, IAF, attend une montée en puissance locale avec la transformation des sites de Hindustan Aeronautics Limited à Nashik et de Dassault Reliance Aerospace Limited à Nagpur en pôles d’assemblage vers 2030. L’objectif porte sur 114 appareils produits en Inde au titre de Make in India, afin de restaurer une masse critique d’escadrons face à la modernisation accélérée des flottes chinoises et pakistanaises après l’opération Sindoor.

L’offre ne se limite pas au matériel. Elle inclut une trajectoire d’industrialisation, des adaptations techniques F4.1 puis F5 et un débat sensible sur l’accès au code source des calculateurs de mission. Ce point focalise des intérêts concurrentiels entre souveraineté logicielle de New Delhi et protection de la propriété intellectuelle française, avec une solution de transfert échelonné évoquée entre 2027 et 2035. L’enjeu se jouera dans le calendrier et dans les discussions bilatérales Horizon 2047, puisque chaque jalon conditionnera la disponibilité opérationnelle de l’IAF aussi bien que la protection des briques technologiques européennes.

MRFA: industrialiser Rafale en Inde pour reconstituer la masse critique

Le programme MRFA, pour Multi‑Role Fighter Aircraft, se structure autour d’une cible de 114 Rafale produits localement afin de reconstituer la masse critique de l’Indian Air Force. La feuille de route prévoit la conversion de HAL Nashik et du site DRAL à Nagpur en centres d’excellence vers 2030 au sein d’un schéma Make in India combinant assemblage final, montée en intégration et soutien. Selon Defence.in, cette trajectoire ancre l’appareil dans l’économie indienne tout en sécurisant une cadence compatible avec l’urgence capacitaire, condition indispensable pour restaurer des escadrons fortement érodés par les retraits.

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4 Commentaires

    • Je ne pense pas qu’il faille le voir ainsi. AMCA c’est un 5G. NGF est 6G. En revanche, cela libère d’importantes marges de négociation pour Dassault pour ses transferts de technologie vers New Delhi, et effectivement, le TB 12 tonnes de l’AMCA correspond aux besoins du NGF ce qui constitue une économie potentielle considérable sur le programme.

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