L’essai conduit entre Sinop et Çorlu, mettant en scène le Bayraktar Kizilelma, est présenté comme la première interception au monde au‑delà de la portée visuelle par un chasseur sans pilote contre une cible à réaction. L’ensemble repose sur l’emploi du radar MURAD à antenne active et du missile air‑air GÖKDOĞAN, avec une mise en images du vol en formation et des séquences de tir.
L’enjeu dépasse l’exploit, puisque la plateforme, le capteur, la munition et les liaisons proviennent d’acteurs nationaux qui dessinent une chaîne de valeur cohérente. La portée opérationnelle de ce jalon dépendra toutefois de procédures d’emploi, de la robustesse des liaisons et d’une maturité logicielle à la hauteur des ambitions affichées.
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Tir BVR confirmé: le radar MURAD AESA guide le missile GÖKDOĞAN
La campagne d’essais a mis en évidence un fait majeur qui a immédiatement retenu l’attention, puisque le Kizilelma a frappé une cible propulsée par turboréacteur avec un missile longue portée. La séquence est décrite comme une première mondiale pour un chasseur sans pilote réalisant une interception au‑delà de la portée visuelle, BVR pour Beyond Visual Range, c’est‑à‑dire un tir au‑delà de la portée visuelle, ce qui rompt avec les démonstrations antérieures limitées au combat rapproché. Cette qualification de première a été rapportée par Turdef, qui insiste sur la nature réactive de la cible et la vérification de l’engagement. Le Kizilelma est ainsi présenté comme la première plateforme à valider un véritable tir BVR air‑air sans pilote.
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