La publication par les autorités suédoises de directives opérationnelles sur la défense totale marque un tournant stratégique: sept scénarios, de l’hybride à l’invasion de Gotland, cadrent désormais la planification civile et militaire, avec l’exigence d’une capacité minimale de gestion de la guerre pendant trois mois et un rôle accru des opérateurs privés.
Cette annonce de Stockholm ne représente qu’une des différentes initiatives prises ces dernières semaines en Europe, pour préparer les pays, les habitants et l’ensemble de la société civile, à un possible choc russe, qu’il soit sous la forme hybride ou conventionnelle. De l’Allemagne à la Suède, en passant par la France, les Pays-Bas et la Pologne, cette analyse dresse un état des lieux des recettes annonces européennes dans ce domaine, face à une menace devenue de plus en plus perceptible et urgente.
Sommaire
Les Européens pris au dépourvu face aux nouvelles menaces hybrides et au choc Russe
La recomposition des doctrines européennes s’inscrit dans un contexte d’érosion prolongée des formats. Les forces ont perdu de la profondeur dans les années 2000 et 2010, ce qui contraint aujourd’hui toute montée en puissance rapide, faute d’hébergement, d’encadrement et de moyens d’instruction. Sur ce point, les années 2000 et 2010 ont réduit les effectifs et l’infrastructure au point de rendre indispensable un effort préalable sur l’accueil et la formation. L’augmentation des flux sans cet ordonnancement risquerait d’être inopérante et de diluer les crédits indispensables aux équipements critiques.
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c’est tout de même fascinant que les scandinaves nous donnent maintenant des leçons de résistance contre l’agresseur potentiel venu de l’est……Nous sommes tombé bien bas
Un des pays oubliés est l’Irlande qui concentre un grand nombre de câbles internet à fort impact en cas de coupure, pas d’armées pour se défendre/protéger ses ressources et qui n’est pas membre de l’OTAN. Seul l’appartenance à l’Union Européenne leur assure une solidarité militaire. Actuellement, leur réponse n’est clairement pas à la hauteur des enjeux