C’est maintenant presque une certitude, les armées et l’industrie de défense françaises, devront faire face à une baisse des crédits défense, très bientôt, pour répondre à une crise de la dette désormais inévitable.
Dire que cette situation, déjà préoccupante du point de vue économique et social, arrive au pire moment pour les armées et la BITD, tiendrait de l’euphémisme le plus grossier. En effet, jamais le monde, et spécialement l’Europe, auront été autant sous tension, alors que, dans le même temps, la hausse mondiale des crédits de défense, entraine une course aux armements et une restructuration rapide du paysage industriel, ne laissant aucune marge aux industriels français pour réagir.
Faute de pouvoir suivre, les armées françaises, ainsi que leur industrie de défense, risquent donc un déclassement fulgurant, ce qui reviendrait à renoncer à l’ensemble de l’héritage du gaullisme, structuré autour de l’autonomie stratégique nationale.
Sachant que les crédits d’états seront inaccessibles pendant plusieurs années pour financer cette indispensable transformation, il serait alors indispensable de se tourner vers un modèle alternatif, souple et autoporteur, capable de se substituer, en partie, aux finances publiques, pour maintenir et étendre cet effort. Un fonds spécial d’investissement, à la structure originale, pourrait bien résoudre cette équation impossible.
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Des temps difficiles se profilent pour les Armées et l’industrie de Défense françaises, exposées à une inévitable baisse des crédits défense
Alors que la France se cherche toujours un premier ministre, les armées, comme les industriels de défense, font la grise mine. En effet, tout indique que les difficultés rencontrées par les finances publiques françaises, viendront bien, finalement, handicaper l’effort de reconstruction et l’application de la Loi de Programmation Militaire 2024-2030.
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