Avec 11 frégates, la Marine allemande est censée disposer, aujourd’hui, d’une flotte de haute mer suffisante pour contrôler, avec la Royal Canadian Navy, la Marine royale norvégienne et la Royal Navy, l’ensemble de l’Atlantique Nord, notamment pour contenir le transit potentiel des sous-marins nucléaires russes partis de Mourmansk.
Cependant, aujourd’hui, cet inventaire est avant tout théorique. En effet, sur les 11 frégates en services, seules 3, les F124 Sachsen, s’avèrent être de véritables escorteurs. Quant à ses quatre frégates les plus modernes, et les plus imposantes, les F125 classe Bade-Wurtemberg, elles n’ont tout simplement aucune capacité d’escorte, ni même d’autodéfense en zone de tension, étant conçu comme d’imposants OPV plus lourdement armés que les patrouilleurs traditionnels.
Face à ce constat, et dans l’attente de l’arrivée des nouvelles F126 de lutte anti-sous-marine, à partir de 2028, la Bundesmarine a entrepris d’étudier le renforcement des capacités défensives, comme des armements, des F125 Bade-Wurtemberg. Reste que la transformation ne sera pas simple, et que son efficacité restera à démontrer.
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La flotte de frégates de la Marine allemande aujourd’hui, entre obsolescence et choix contestables
La Bundesmarine, la Marine allemande, met en œuvre, aujourd’hui, une flotte de surface combattante composée de 11 frégates, épaulée par cinq corvettes K130 de défense côtière classe Braunschweig.
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