En mai 2024, Kim Jong Un faisait la Une des médias nord-coréens, aux côtés de 99 nouveaux Transporteurs Érecteurs Lanceurs (TEL) armés du Hwasong-11D, un nouveau missile balistique à courte portée. Il s’agissait, pour le dirigeant, de faire la démonstration de ce nouveau missile, version allégée du Hwasong-11A, doté d’un nouveau système de guidage, et potentiellement armé d’une tête nucléaire.
Depuis, les missiles balistiques SRBM nord-coréens ont continué à faire l’actualité, au travers des essais nord-coréens, mais aussi des missiles KN-23 employés par les armées russes contre l’Ukraine.
Aucune de ces informations n’avait cependant la portée de celle rendue publique, il y a quelques jours, par la télévision d’état nord-coréenne, selon laquelle pas moins de 250 TEL armés de missiles Hwasong-11D, soit un millier de missiles, ont été déployés autour de Pyongyang, soit à portée de Séoul.
En effet, par cette manœuvre, si elle est avérée, Kim Jong Un neutralise l’ensemble des efforts déployés par les forces armées sud-coréennes, depuis trois ans maintenant, pour mettre en œuvre la fameuse doctrine « trois axes », celle-là même qui devait permettre à Séoul de se prémunir de la menace nucléaire venue de Pyongyang.
Sommaire
Les médias nord-coréens affirment avoir déployé 250 TEL et 1000 missiles balistiques SRBM autour de Pyongyang
Selon les affirmations des médias d’état nord-coréens, ce sont donc 250 TEL armés du nouveau missile SRBM Hwasong-11D, qui ont été déployés autour de Pyongyang. Le missile ayant démontré une portée de l’ordre de 300 km en mai dernier, lors d’un tir pour tester, selon la propagande nord-coréenne, un nouveau système de guidage, l’ensemble de ces systèmes sont donc à portée de la capitale sud-coréenne, Séoul, et ses dix millions d’habitants, distante de seulement 200 km.
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