La construction d’un sous-marin nucléaire lanceur d’engins nord-coréen se confirme

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Les révélations concernant la possible construction d’un sous-marin nucléaire lanceur d’engins nord-coréen, ont fait, depuis 2016, plusieurs fois les gros titres de la presse spécialisée défense. Toutefois, jusqu’à présent, rien ne permettait de confirmer que Pyongyang s’était effectivement engagé dans un programme aussi couteux et titanesque, susceptible d’engloutir, à lui seul, la moitié du PIB annuel du pays.

Des photos publiées, récemment, par la presse d’État nord-coréenne, ne laissent à présent plus guère de doutes, à ce sujet. En effet, le sous-marin que l’on voit en construction, sur celles-ci, et qui est inspecté par Kim Jong Un, a toutes les caractéristiques d’un SNLE, le navire qui, aujourd’hui, représente le pivot des dissuasions américaines, britanniques, chinoises, françaises et russes.

Dans le même temps, Pyongyang a réalisé d’immenses progrès dans la technologie des missiles balistiques à changement de milieux, avec la famille des SLBM Pukguksong, déjà capable d’atteindre des cibles à plus de 3000 km avec le SLBM Pukguksong-4, et qui sera, d’ici à quelques mois ou années, en capacité d’atteindre l’Europe ou la côte ouest des États-Unis, avec le Pukguksong-6.

Que montrent les photos diffusées par Pyongyang ? Sont-elles crédibles ? Comment l’arrivée probable d’un futur SNLE nord-coréen, va-t-elle transformer les équilibres stratégiques sur la péninsule coréenne, et orienter les décisions de Séoul dans ce domaine ? Et pourquoi, ce bouleversement stratégique concerne-t-il, aussi, la France et les Européens ?

L’aboutissement de plusieurs programmes plus ou moins réussis pour construire le premier SNLE nord-coréen

Les progrès technologiques réalisés ces dernières années par la Corée du Nord, en matière d’armes et de vecteurs nucléaires, sont indubitables. Ainsi, Pyongyang ne disposait, en 2015, que d’une poignée de missiles balistiques à moyenne portée MRBM Hwasong-7 d’une portée maximale de 1500 km, et de missiles à courte portée SRBM Hwasong-5, dérivés du Scud-B soviétique.

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13 Commentaires

  1. Merci pour cet article ! Dans un commentaire précédent (sur la possibilité d’une invasion de Taiwan) je soutenais que l’époque bisounours du TNP est révolue. Il est désormais logique et éthique de laisser les états « abandonnés » par les USA se doter d’armes nucléaires et c’est même urgent ! Franchement je serai dirigeant Japonais, Polonais, Taiwanais, Suédois, Sud Coréens, Ukrainien, Allemand je me préoccuperai sérieusement d’une « Alliance des démocraties menacées ». Prenons un peux recul à propos de la dissuasion nucléaire: se sont bien des scientifiques du programme Manhattan qui on « aidé » l’URSS à développer son programme nucléaire ? (itou pour le France d’ailleurs…) le but était bien d’équilibrer les forces pour empêcher un guerre nucléaire, cela a t il fonctionné, réponse = oui ? L’Inde et le Pakistan sont « dotés », cela les empêchent-ils de se déclarer une guerre, réponse = oui. Israel existe encore, pour quelle raison ? Réponse = Par ce qu’ils ont l’arme nucléaire ! Allons nous laisser nos alliés, partenaires et amis démocrates se faire dévorer par leurs dictateurs de voisins ?

  2. Bon repos Fabrice et c’est déjà très bien un article par jour.

    Pour parler du sujet, il ne fait aucun doute que ce soum est un soum russe déguisé. La Corée du nord est incapable de développer ca toute seule. C’est bc trop technologique. Et en plus il est sorti partiellement du chantier naval a une vitesse supersonique

  3. bonjour Fabrice, j’espère que vous irez mieux prochainement apres un peu de repos.
    pour les sous marin SUFFREN que nous pourrions vendre aux coréens, cela me semble peu probable, quand à leur permettre d’en construire sous licence, même pas en rêves. ils ont pour habitude de piller, sans vergogne, les technologies et après de venir vous concurrencer sur vos marchés perso. alors ils sont dans la mouise, mais qu’ils s’arrangent avec leurs amis US, on verra s’ils leur s filent leurs tecnologies, eux !

    • C’est bien l’esprit de ce qui est écrit. Après , les sud-coréens ne sont pas les chinois. Ils ne retroingenierent pas les équipements acquis, ils negocient les transferts de technologies. C’est d’ailleurs ce qui agace fortement naval group au sujet de tKMS, les allemands ayant fait de très importants transferts de techno vers la Corée et la Turquie, au point que ces deux nations savent, à présent, construire leurs propres sous-marins AIP.

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