jeudi, mars 5, 2026

Les missiles balistiques Iskander-M russes mettent en défaut le Patriot américain au-dessus de Kyiv

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Depuis son entrée en service en Ukraine, pour protéger les grandes villes du pays des attaques de missiles russes, le système antiaérien et antibalistique Patriot a été plébiscité, pour son efficacité, par les armées de Kyiv.

Les batteries Patriot livrées par les alliés européens, ont, en effet, obtenu de très bons résultats pour intercepter les missiles de croisière, ainsi que les missiles balistiques Iskander-M, lancés par la Russie contre des infrastructures civiles et militaires ukrainiennes. Même le missile Kinzhal, soi-disant trop rapide pour être intercepté, ne semblait pas devoir résister au Patriot américain.

Pourtant, la semaine dernière, les Patriot qui défendaient Kyiv, ont été pris en défaut. En effet, un seul des six missiles balistiques Iskander-M, qui visaient la capitale ukrainienne, a pu être intercepté par les batteries antimissiles américaines. Pire encore, les autres missiles fréquemment employés par la Russie, contre l’Ukraine, comme le Kalibr, le Kh-101 ou le Kinzhal, semblent, eux aussi, afficher des taux d’impact en progression sensible, ces dernières semaines, vis-à-vis des mois précédents.

Comment expliquer cette baisse sensible de l’efficacité des Patriot américains, face aux Iskander-M russes ? Pourquoi les frappes russes se sont-elles intensifiées, depuis plusieurs mois, contre l’Ukraine ? Et en quoi, ce constat devrait-il influencer les arbitrages d’équipement des armées européennes, en particulier dans le domaine antiaérien et antibalistique ?

La Russie lance plusieurs dizaines de missiles balistiques Iskander-M à courte portée sur l’Ukraine chaque mois

Il n’y a de cela que quelques mois encore, la question des stocks restants de missiles balistiques et de missiles de croisière, dans l’arsenal russe, semblait indiquer, selon les informations alors distillées par les services de renseignement ukrainiens et occidentaux, une probable pénurie dans ce domaine, dans les mois à venir.

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10 Commentaires

    • Les seuls missiles européens capables d’atteindre la Russie sont le SACLP/EG/Storm Shadow et le Taurus, d’une portée de 500 km, et les quelques MdCN et Tomahawk en service dans certaines marines européennes, mais en nombre réduit (120 MdCN pour la Marine nationale, entre les versions SYlver 70 et les versions à changement de milieux, pour les SNA Suffren). Cela représente, au mieux, aujourd’hui, 300 à 350 missiles de croisière à courte portée (500 km, ce n’est pas grand chose sur le territoire russe), et 200 missiles de croisière capable d’atteindre Moscou (soit 30 ou 40 impacts, au mieux).

      • Le PIB de l’Europe est 10 fois plus important que celui de la Russie …
        Même si cette dernière consacre environ 6% de son PIB à l’armement , je ne comprend pas que nous ne soyons pas capables de fabriquer des missiles en quantité suffisante vu ce qui risque de nous tomber sur la tête un de ces jours….
        Trop peu, trop mal, trop tard….

        • Ne pas oublier que les armements russes coutent beaucoup moins chers qu’en Europe
          3,5 m$ pour un T90M contre plus de 20 m$ pour un léopard 2A8
          30 m$ pour un Su35S vs 100 m$ pour un Rafale
          37 m$ pour un Su57 vs 110 m$ pour un F35
          800 m$ pour un SSGN Yasen-M vs 2 Md$ pour un SSN astute (et 4,5 Md$ pour un Virginia)
          Un soldat russe coûte 30,000 $ par an (50 k$ avec les primes en Ukraine), contre 80 k$ pour un soldat français et 170 k$ pour un soldat US
          Quand on applique cette correction de comparaison au budget russe, celui ci flirte avec les 400 Md$, soit à peu pré le budget cumulé des pays européens + UK / Norvège
          Et si on compense la structure multinationale des armées européennes de l’OTAN , sur les forces pouvant effectivement être engagées face aux forces russes, on arrive à un besoin autour de 650 Md$/ an, soit 3,5 % PIB.
          La comparaison des seuls efforts de défense est tres fallacieuse.

    • L’Europe fait face à un déficit important de moyens de production de masse et de missiles au coût élevé.
      Par ailleurs, les traités de non prolifération signés par les Européens étaient en faveurs d’un désarmement massif donc de stocks de munitions (balles, obus, missiles) faibles.
      Ceci implique aussi une industrie qui tient plus de l’artisanat que de la production de masse par faute de marché domestique ou Européen suffisant pour assurer la survie financière de ces entreprises.
      Il ne faut pas oublier que les dividendes de la paix (Présidents post-Pompidou on ne vous dit pas merci), nous ont coûté 60% de notre format d’armée depuis les années 70.

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