Pour Airbus, il faut ajouter une génération intermédiaire de systèmes connectés à SCAF dès 2025.

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La question des équipements militaire de génération intermédiaire revient, aujourd’hui, de façon récurrente dans le débat occidental, qu’il s’agisse de chars de combat, de navires, de missiles ou de sous-marins.

En effet, face à la reprise très rapide de la course aux armements mondiale, avec de nouveaux acteurs, comme la Chine, qui donnent un tempo technologique plus soutenu que jamais, les grands programmes industriels au long-cours, qui ont caractérisé le développement technologique militaire ces trente dernières années, se trouvent pris en étau entre des besoins opérationnels très pressants, et des délais de développement d’autant plus incompressibles, que les ambitions technologiques sont élevées.

Dès lors, depuis quelques années, parfois quelques mois seulement, l’hypothèse du développement d’équipements de génération intermédiaire, conçus sur un calendrier raccourcis, sur la base des avancées technologiques déjà disponibles, a pris de l’ampleur, et certains programmes, comme le char Leopard 3 allemand, ou le Rafale F5 et le drone Neuron français, en sont la conséquence.

C’est précisément à ce sujet que Jean-Brice Dumont, qui dirige la division des avions militaire d’Airbus DS, vient d’apporter sa pierre à l’édifice, en évoquant la nécessité d’intégrer au programme SCAF les développements en cours, en France, en Allemagne, et même au-delà, en Europe, de capacités aériennes d’engagement collaboratif, comme c’est le cas de Rafale F5 et Neuron, pour constituer une première couche rapidement disponible, de ce programme, en Europe.

L’échéance 2040 de SCAF questionne face à l’évolution des besoins des forces aériennes européennes

Depuis l’annonce de son lancement, en 2017, le calendrier du programme SCAF, qui vise une entrée en service du NGF (Next Generation Fighter), pour 2040, fait l’objet d’inquiétudes, que ce soit concernant son respect, eu égard aux difficultés rencontrées par certains industriels pour collaborer, ainsi que concernant l’évolution des besoins des forces aériennes européennes, face à celle du tempo technologique mondial.

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3 Commentaires

  1. L idee est intéressante, surtout que le Tempest (GCAP) est l’équivalent du NGF, et non du SCAF, donc ce dernier pourrait etre un élement unificateur, permettant l’émergence d’une force aerienne européenne capable de travailler et d’agir globalement.

  2. oui tres beau film, mais peu probable. en effet le rafale5 doit revoir tout son cablage pour passer en fibre optique , changer ses reacteurs pour plus de puissance électrique et surement bien d’autres choses dont nous soupçonnons même pas l’existence. comment le typhoon, qui si j’ai bien lu, est arrivé au bout de ses capacités de dévelloppement, idem gripen pourraient gérer un drone genre neuron ? je pense que monsieur dumont vient de prendre conscience que l’arrivée du scaf sera trop tardive et qu’ils risquent de se retrouver gros jean comme devant. après qui à passé son temps à retarder le programme depuis 2017, il me semble que airbus ds à bien fait trainer tout cela.aujourd’hui nous avons une option sérieuse avec le f5 et son drone et eux se retrouvent coincés. bon après on peut leur vendre des F5 et leur drones, mr trappier n’y verra aucun problème, depuis le temps qu’il espère !

    • Il faut effectivement penser à un programme de 6 ème génération pour contrebalancer les USA, mais 2040 c’est trés loin….(trop!)
      Quitte à être un lourdingue je persiste de croire à la seule solution Raphale 5 et son neuron au plus tard en 2030 sinon…..
      Quant à intégrer un ensemble de pays européens….ouais…

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