La création d’une coentreprise entre Bharat Electronics Limited et Safran Electronics & Defense pour fabriquer en Inde l’Armement Air‑Sol Modulaire, connu sous le nom HAMMER, apparaît comme un jalon opérationnel majeur. L’accord prévoit l’assemblage final, les essais et l’assurance qualité par BEL, avec une montée d’indigénisation ciblant environ 60 pour cent. Il s’inscrit dans une séquence formalisée par une lettre d’intention signée à Aero India 2025, puis par un accord de coentreprise, afin de répondre aux besoins de l’armée de l’Air et de la marine indiennes. Au‑delà de l’annonce, l’enjeu tient à la mise en place d’un cycle de vie complet sur le sol indien pour une munition guidée modulaire et éprouvée en opérations.
L’intérêt de cette actualité dépasse la seule munition HAMMER, puisqu’elle matérialise un glissement discret mais continu vers un modèle de coentreprise défense Inde‑France. Le propos met en perspective cette dynamique, qui inclut Katana, le débat MRFA Rafale et l’accès au code source, l’INS Vishal, le Pinaka, ainsi que le futur turboréacteur 120 kN AMCA. La trajectoire éclaire les mécanismes de transfert technologique et d’indigénisation, ainsi que les risques liés aux contrôles export et à la propriété intellectuelle. L’objectif est d’examiner comment une coentreprise défense Inde‑France devient un levier de Make in India tout en préservant les intérêts industriels français.
Sommaire
HAMMER: une chaîne de vie complète localisée en Inde pour sécuriser cadence et soutien
La dynamique est claire, puisque la nouvelle structure conjointe doit gérer l’ensemble du cycle de vie de la HAMMER pour l’Indian Air Force et la marine indienne, depuis la localisation de sous‑ensembles, jusqu’au soutien en service. Le site américain The Defense Post précise que BEL assurera l’assemblage final, les essais et la qualité, tandis que Safran Electronics & Defense apportera son savoir‑faire pour sécuriser la montée en cadence. La coentreprise s’appuie sur des jalons déjà posés, avec une lettre d’intention actée à Aero India 2025, transformée en accord formel. L’objectif capacitaire consiste à garantir une disponibilité et un soutien locaux, au plus près des forces.
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Bien après l’Inde, la Grèce lance aussi son approche « made in Greece ». Il serait intéressant de coopérer avec eux dans le domaine des drones, car d’une autre façon que l’Ukraine, ils sont en première ligne. https://flight.com.gr/dendias-amke-kombos-25/.
là Dendias a surtout sur les bras une broncha des officiers / sous-officiers monstrueuse sur les bras. Il a critiqué les militaires qui ne renouvelaient pas leur contrat en les désignants comme « antipatriotiques », ce qui a mis de travers tous les militaires grecs. Je doute qu’il demeure mindef encore longtemps….
C’est une excellente approche, et l’Inde est me semble-t-il un pays majeur avec lequel nous n’avons aucun risque de conflit potentiel (économique, territorial, culturel), et qui a besoin de fournisseurs de technologies fiables et indépendants. On est fait pour s’entendre, et en cas de conflit on sera heureux que les indiens puissent nous envoyer du matériel produit sur leurs lignes de production pour recompleter nos stocks. On peut aussi très bien concevoir une nouvelle famille de blindés et les faire largement produire à bas coût en Inde – pour le seul marché français et un peu d’export ce serait compliqué.-
Bonsoir Fabrice,
Quid du p-75i?
Cordialement.
Il a été remporté par tKMS pour 6 Type 214 modifiés
Definitif?
Difficile d’affirmer que les dés sont jetés pour le P-75I. Certes, les annonces officielles évoquent des avancées, mais le programme reste bloqué au stade pré-contractuel, sans signature ferme. Avec un seul soumissionnaire encore en lice, des incertitudes techniques persistantes et un coût appelé à grimper, le projet paraît davantage soutenu par la nécessité de « montrer que ça avance » que par une réelle consolidation industrielle.
L’expérience des programmes indiens invite à la prudence : tant que le contrat n’est pas finalisé, rien n’est acquis — et le P-75I ne fait pas exception.