Les autorités américaines ont de nouveau refusé d’autoriser l’intégration des roquettes GMLRS (membre de la famille MLRS) sur les lanceurs EuroPULS acquis par l’Allemagne. Cette décision s’explique, selon les acteurs impliqués, par deux ressorts complémentaires : d’une part, une cadence de livraison qui reste inférieure aux besoins, malgré l’effort engagé depuis 2022 ; d’autre part, un verrou à la fois technique et juridique autour du système de conduite de tir commun (CFCS) et du régime ITAR.
Au‑delà du cas allemand, l’épisode met en lumière la dépendance européenne aux munitions et au logiciel de tir américains, relançant ainsi le débat sur la souveraineté industrielle. La France, de son côté, a choisi une voie autonome, avec des essais annoncés dès 2026, pour sécuriser ses approvisionnements et sa chaîne de tir.
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Pourquoi EuroPULS se heurte‑t‑il au veto américain ?
Washington a opposé un nouveau refus à la demande allemande d’employer des roquettes américaines sur des lanceurs EuroPULS de conception européenne. D’après le site turc DefenceTürk, la requête de Berlin, portant sur l’utilisation de munitions ÇNRA déjà acquises, n’a pas obtenu l’aval espéré. Le sujet touche un chantier sensible : la modernisation de l’artillerie à roquettes de la Bundeswehr, accélérée après la Zeitenwende, alors que l’armée allemande utilise depuis longtemps des MARS II, dérivés du M270, compatibles avec la famille MLRS.
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