La flotte de chars Leclerc portée au standard XLR, se limitera à 200 exemplaires d’ici le debut de la prochaine décennie, sans remotorisation et sans système de protection active hard-kill. Dans le même temps, le futur Main Ground Combat System (MGCS) a désormais glissé au-delà de 2040, alors que la période 2027–2035 est décrite par de nombreux services de renseignement, comme la plus risquée pour les armées européennes. Ce décalage crée une faiblesse potentielle que la modernisation partielle du Leclerc ne comble pas.
Si un rapport parlementaire français préconise le recours a un char de transition, potentiellement conçu par KNDS France en partenariat, cette hypothèse, toute séduisante qu’elle puisse paraitre de prime abord, expose surtout les contradictions qui entourent cette question en France depuis de nombreuses années, et qui n’ont jamais été traitées, ni par le politique, ni par l’état-major…
Sommaire
Le programme MGCS glisse après 2040 et révèle la fragilité d’un parc de 200 Leclerc XLR de l’Armée de terre française.
L’entrée en service du MGCS, déjà difficile à caler sur un agenda crédible, est désormais repoussée vers les années 2040–2050, ce qui rend improbable tout relais avec le Leclerc XLR, comme envisagé jusque-là par la France, avec un évident biais optimiste. Dès lors, la perspective d’une décennie charnière sans solution moderne crédible s’impose à présent, et amène à examiner des options intermédiaires. Ce constat n’ouvre pas une réponse unique, mais il ferme clairement l’illusion d’un simple passage direct du Leclerc au MGCS sans perte de capacité entre-temps.
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Bonsoir Fabrice,
Si on part sur une re motorisation ok, jusque là tout va bien.
Pour le système hard-kill, comme je suis un lecteur assidu et que je retiens l’essentiel, ne nous aviez-vous pas présenté le système national Diamant qui ne nécessitait pas d’intégration native et à coût plus intéressant que la concurrence ?
Ou en est-on alors ?
Merci pour l’article! L’idée d’un char moyen est très intéressante, avec le défi d’éviter les inflations de coûts, masse, addition de technos « overkill » etc qui risquent d’obérer les missions prévues initialement (Retex Booker aux US). Il y a déjà des initiatives en Europe (CV90 avec canon de 120mm…), ce serait intéresser de développer l’état des lieux de la BITDE sur ce sujet!
On se répète souvent mais comme les politiques et militaires tournent en rond… Il me semble que la seule approche cohérente pour la France reste le développement d’une famille de blindés chenillés de classe 48 tonnes maximum en début de carrière (VCI, char, génie, etc…), en utilisant des technologies raisonnablement matures. Une gamme certes proche de celle du KF41, mais qui permet de conserver une épaisseur de blindage passif, et nous pourrions certainement optimiser le concept et l’adapter à nos besoin (tourelle 40mm CTA, Ascalon 120mm pour le gros des engins et 140mm pour quelques engins) puis le co-produire à bon prix avec indiens, égyptiens, émiratis, grecs etc…
Quelques caractéristiques : protection active, propulsion hybride, équipage total de 11 hommes en VCI, tourelle teleopérée que l’on peut recharger de l’interieur (selon le concept CPWS de John Cockerill), panier à l’arriere de la tourelle pour des drones de reconnaissance, panniers sur les flancs de la tourelle pour divers armements (drones, missiles, roquettes…).
On ne demande pas la lune, juste un blindé homogène et suffisamment projeté pour la haute intensité, de quoi équiper 2 brigades de combat lourdes, et un seul régiment de chacune de 4 brigades moyennes.
hummmmmm que dire, on en a déjà tellement dit à ce sujet ! il semblerait qu’une décision soit imminente, laquelle ?