Les Etats-Unis craignent la banalisation du « chantage à la dissuasion » russe et chinois

À peine quelques jours après l’entame des opérations militaires en Ukraine, Vladimir Poutine ordonnait de manière très médiatique à son chef d’Etat-Major et son ministre de La Défense de mettre en état d’alerte avancé les forces stratégiques russes, en réponse au premier train de sanction venu des Etats-Unis et d’Europe contre la Russie en réponse à cette agression. Depuis, Moscou a répété à plusieurs reprises ses menaces stratégiques pour tenter d’empêcher les occidentaux de s’immiscer dans le conflit en cours, et d’apporter un soutien croissant aux ukrainiens. Si cela n’a pas empêché les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et nombre de pays européens de livrer des armements…

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Les Etats-Unis prévoient le renforcement de leurs capacités de dissuasion en Europe

Mise en oeuvre à partir du milieu des années 60 en pleine Guerre Froide, et de manière très confidentielle, la dissuasion partagée de l’OTAN permettait aux armées de ses membres de mettre en oeuvre des armes nucléaires américaines, avec un principe dit de « doubles clés », les Etats-Unis et les dirigeants des armées européennes mettant en oeuvre ces armes ayant tous deux une « clé » permettant d’armer les charges nucléaires, la désignation des objectifs étant, en revanche, du ressort du commandement intégré de l’Alliance, et non des états eux-mêmes. Au fil des années, ce dispositif a évolué pour ne rassembler, de manière permanente, que 5 membres de…

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Joe Biden renonce à la doctrine « No first use » pour les armes nucléaires américaines

Si la doctrine d’emploi des armes nucléaires dans les démocraties est un sujet hautement politique, force est de constater que depuis une cinquantaine d’années, celles-ci n’ont que peu évolué, que ce soit en France, en Grande-Bretagne comme aux Etats-Unis. Lors de la dernière campagne présidentielle américaine, le candidat Joe Biden avait promis d’intégrer une règle ferme quant à l’utilisation de ces armes s’il venait être élu, en renonçant à celles-ci sauf à être attaqué par d’autres armes nucléaires. Et comme ils furent nombreux avant lui, Joe Biden a finalement renoncé à mettre en oeuvre une telle doctrine, recollant à la doctrine très traditionnelle d’une utilisation…

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Faut-il accroitre le soutien militaire européen à l’Ukraine ?

Bien peu, même parmi les mieux informés, avaient imaginé qu’au bout de 5 semaines de combat, l’Operation Spéciale Militaire russe serait à ce point contenue par les défenseurs ukrainiens, et que les armées russes auraient souffert de pertes matérielles et humaines aussi importantes. Pourtant, aujourd’hui, en dépit de sa puissance de feu extraordinaire et de sa force aérienne, c’est bien l’armée russe qui passe en position défensive sur de nombreux fronts, et qui reculent même face à certaines contre-attaques ukrainiennes, notamment autour de Kyiv. Pour autant, cette perception donnée tant par les médias occidentaux que par la très performante communication de guerre ukrainienne, ne permet…

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Avec 3 SNLE à la mer, la Posture de dissuasion française au plus haut depuis 1983

Il est des signes qui ne trompent pas concernant le niveau de tension qui existe entre l’Occident et la Russie, sur fond d’agression russe en Ukraine. Ainsi, à peine quelques jours jours après le lancement de ce qui est présenté par Moscou comme une « Opération Spéciale Militaire », et qui de toute évidence tourne au cauchemar pour les armées russes, le Kremlin avait annoncé la mise en alerte renforcée de ses forces de dissuasion. Si sur le moment, les puissances nucléaires occidentales n’avaient pas publiquement relevé la menace pour ne pas aggraver la situation, elles n’en ont pas moins tirer leurs propres conclusions. Ainsi, on apprend…

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La Russie peut-elle encore s’imposer militairement en Ukraine ?

« L’Opération Spéciale Militaire en Ukraine se déroule conformément au plan ». C’est ainsi que le général Igor Konachenkov, porte-parole du Ministère de La Défense russe, a présenté son briefing journalier hier, jeudi 10 mars, après 15 jours de guerre. Pourtant, de nombreuses informations contredisent radicalement cette déclaration, et il semble, au contraire, que cette opération militaire qui ne devait être qu’une formalité pour la surpuissante armée russe, se transforme en véritable bourbier pour Vladimir Poutine. Face à des pertes effroyables en homme comme en matériel, une progression difficile, des lignes distendues, une résistance ukrainienne bien plus performante et déterminée qu’envisagé ainsi qu’une réponse et une mobilisation…

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Comment la guerre en Ukraine va transformer la planification stratégique en Europe ?

Il y a tout juste 3 semaines, bien peu étaient ceux qui, en occident, estimaient que la Russie allait effectivement mener une guerre d’agression globale sur l’Ukraine. Pour beaucoup, le déploiement de force russe autour de l’Ukraine visait à faire plier le président Zelensky au sujet de son adhésion à l’OTAN et du statut des républiques sécessionnistes du Donbass. Pour les mieux informés, comme l’Etat-Major des Armées françaises, et comme nous l’avions abordé dans un article du 23 février, les risques militaires et politiques liés à une telle offensive ne compensaient pas les bénéfices potentiels, de sorte qu’une telle décision apparaissait irrationnelle et donc peu…

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La Russie peut-elle vraiment envahir l’Ukraine ?

Depuis plusieurs semaines, suite à une mobilisation de forces sans précédant de la part de Moscou aux frontières de l’Ukraine, les services occidentaux, en particuliers américains, et de nombreux spécialistes du sujet, estiment qu’une offensive massive des forces russes contre l’Ukraine est désormais possible, si pas probable. Et les dernières déclarations et actions de Vladimir Poutine, qui aprés avoir reconnu l’indépendance des deux républiques auto-proclamées de Donetsk et Luhansk, a déclaré que ses ambitions territoriales s’étendaient sur l’ensemble du Donbass, et non aux seules limites de ces deux entités, constituent en effet des menaces très significatives et des risques de dérive militaire extraordinaires dans cette…

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Le rapport qui fait mal à la Défense anti-missile US

Depuis les premiers travaux dans le domaine des systèmes d’interception de missiles balistiques, le Pentagone investit pas loin de 350 Md$ dans ce domaine spécifique destiné à protéger le sol américain, et dans moindre mesure, certains de ses alliés, contre des frappes de missiles balistiques potentiellement nucléaires. Depuis quelques années, le sujet s’est trouvé revitalisé par la résurgence des menaces stratégiques venues de Russie, de Chine mais aussi de Corée du Nord, disposant désormais de missiles balistiques certes intercontinentaux, mais aux capacités opérationnelles bien inférieures aux derniers modèles de missiles ICBM et SLBM russes et occidentaux. Pourtant, selon un rapport rendu public par la American…

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Le chancelier allemand Olaf Scholz discutera du F-35 à Washington la semaine prochaine

Si aucune annonce officielle n’a encore été faite à ce sujet par la nouvelle équipe dirigeante à Berlin, il semble bel et bien, à la vue des nombreuses indiscrétions convergentes obtenues par diverses sources de presse dans le pays, que l’Allemagne se dirige chaque jour davantage vers l’acquisition d’une flotte restreinte de F-35A américains afin de remplacer ses Tornado frappés d’obsolescence pour mener la mission de partage nucléaire de l’OTAN. Et à en croire une dépêche de l’agence Reuters, le sujet sera même abordé pas plus tard que la semaine prochaine par Olaf Scholz avec son homologue américain à l’occasion de la visite du chancelier…

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