L'UE dice no alle richieste degli Stati Uniti sulla PESCO

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Nelle ultime settimane i toni tra le autorità americane e l’Unione europea sono diventati sempre più alti. In questione, le restrizioni poste dagli europei sui finanziamenti concessi dal programma PESCO[efn_note]Cooperazione strutturata permanente[/efn_note], dal programma FED[efn_note]Fondo europeo di difesa[/efn_note] e dal programma PEDID[efn_note]Programma di difesa europea Sviluppo industriale[/efn_note], che richiede che le aziende che dichiarano di essere effettivamente possedute da interessi europei. Sono infatti escluse le grandi aziende americane, ma anche quelle britanniche dopo la Brexit.

E questo non piace alle autorità americane che, attraverso il loro ambasciatore presso l’Unione Europea, Gordan Sodland, e in linea con i metodi negoziali di Donald Trump, hanno dato tempo al 10 giugno all’UE per “ripensare la sua copia”, altrimenti il Gli Stati Uniti metterebbero in atto misure “protezionistiche” per impedire alle aziende europee di accedere al mercato statunitense. La minaccia, oltre al suo aspetto poco diplomatico, suona anche un po’ vuota, al punto che, come sottolinea Laurent Lagneau in il suo articolo, il reciproco esiste già negli Stati Uniti... dal 1933!

Quoiqu’il en soit, et malgré les positions plus américanophiles de certains pays comme la Suède, qui participe avec Boeing au programme T-X de remplacement des T38 de l’US Air Force, ou les Pays-Bas, traditionnellement très attachés aux États-Unis, la réponse de la vice-présidente de la commission Européenne, Federica Mogherini, ne s’est pas faite attendre. A l’occasion d’une conférence de presse le 14 Mai, celle-ci a tenu à expliquer que les États-Unis bénéficiaient déjà de 81% des contrats d’importation de Défense passés par les états européens, et que les programmes européens ne constituaient en aucune manière un « Buy European Act », mais un outil structuré pour accroitre les capacités de développements des industries de défense européennes, de sorte à renforcer les capacités de défense de ses membres, et donc d’être en mesure d’accroitre leurs participations à la défense collective, comme le réclame l’OTAN.

Toutefois, et même si la méthode employée par l’ambassadeur US est largement contestable, « l’exigence » américaine ne manque pas de fondements. En effet, aujourd’hui, l’Europe fait reposer en grande partie sa défense sur les États-Unis, notamment face à la montée en puissance de la puissance militaire russe. Les armées US fournissent une grande partie des effectifs des forces de réassurance dans les pays Baltes, en Pologne ou en Roumanie. Ils maintiennent plus de 120.000 hommes en Europe, et prés de 120 avions de combat, soit un effectif supérieur aux forces armées allemandes, pourtant le plus important pays du continent. Ils viennent de ré-activer la 2nd flotte, pour maintenir une présence navale permanente en Atlantique Nord et en Europe, et négocient actuellement pour déployer une brigade blindée permanente en Pologne. En d’autres termes, les États-Unis s’impliquent massivement dans la défense du vieux continent.

Certes, ce déploiement de forces donnent à Washington un poids crucial au sein de l’OTAN, comme dans les affaires de l’UE. Certes, les pays Européens achètent pour prés de 10 Md€ par an d’équipements de Défense outre-atlantique. Mais l’on peut comprendre que, d’un certain point de vue, la décision européenne de restreindre le PESCO aux seules entreprises européennes, puisse apparaitre comme un manque flagrant de reconnaissance pour les efforts fournis par Washington dans la Défense du continent européen. En outre, cela peut donner le sentiment que les européens ne s’intéressent à la Défense que lorsqu’il s’agit d’industrie et de business, et pas lorsqu’il s’agit de forces opérationnelles. Un sentiment que nous, français, connaissons bien, car nous en accusons fréquemment nos voisins, notamment l’Allemagne.

De fait, la seule réponse qui n’accepterait aucune contestation de quiconque serait d’accroitre significativement les forces de défense européennes concomitamment à la montée en puissance des fonds européens industriels, de sorte à ne plus dépendre de la puissance militaire US pour être en mesure de dissuader un adversaire potentiel, Russie y compris.

Mais, pour l’heure, cet objectif semble soigneusement écarté par les dirigeants européens… Peut-être veulent-ils vraiment, comme l’a laissé entendre l’ambassadeur américain, le beurre, et l’argent du beurre …

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