SCAF, MGCS : Le politique reprend la main sur la coopération industrielle défense franco-allemande

« Beaucoup de choses ont été dites ou écrites ces dernières semaines, je crois que d’une phrase, nous allons y couper court en disant que le SCAF est un projet prioritaire. […] Il est attendu autant par Berlin que par Paris et ce projet se fera, on ne peut pas être plus direct » En une seule phrase, le ministre des armées français, Sebastien Lecornu, a coupé court à l’ensemble des spéculations concernant l’avenir du programme d’avion de combat de nouvelle génération entrepris par Paris, Berlin et Madrid. Et d’ajouter « Nous avons besoin de réfléchir à ce que sera l’aviation de chasse du futur, puisque nous en…

Lire l'Article

4 arguments en faveur du developpement d’un nouveau chasseur Mirage français

Qu’il arrive ou non à son terme, le programme d’avion de combat de nouvelle génération SCAF rassemblant l’Allemagne, l’Espagne et la France, ne pourra voir le jour avant la fin des années 2040, et même probablement au début des années 2050, de l’aveu même d’Eric Trappier, Pdg de Dassault Aviation. Il faut dire que pour l’avionneur français, mais également pour son homologue allemand Airbus DS, cette nouvelle date est loin de manquer de sens. C’est en effet en 2050 que le remplacement d’une majorité des Rafale et Typhoon, mais également des F-35A vendus récemment, commencera à être envisagé. Or, le Next Generation Fighter du SCAF…

Lire l'Article

LPM 2023 : 5 Quickwin technologiques pour renforcer les Armées françaises face à la Haute Intensité

Nous arrivons à la conclusion de cette série d’articles consacrés aux enjeux, risques et opportunités qui encadrent la conception de la prochaine Loi de Programmation Militaire. Ces derniers jours, par la voix du Ministre des Armées Sebastien Lecornu, certaines pistes ont été dévoilées quant aux objectifs prioritaires de cette LPM, comme le doublement de la réserve opérationnel (Hypothèse 1 de l’article « L »Armée de terre à la croisée des chemins »), et comme la réorganisation de l’effort industriel afin de renforcer l’autonomie stratégique du pays. Il est évident que la plus grande inconnue, à ce jour, demeure l’organisation, le financement et l’ampleur de cet effort, sujets qui…

Lire l'Article

LPM 2023 : 5 opportunités capacitaires pour préparer les armées françaises à la haute Intensité

La série d’articles consacrées à la Loi de Programmation Militaire 2023 touche à sa fin. Nous avons, jusqu’ici, abordé de nombreux sujets, qu’ils soient stratégiques comme le devenir du format d’armée globale hérité du Général de Gaulle, ou de sujets purement techniques, comme l’opportunité de doter la Marine nationale de sous-marins à propulsion conventionnelle aux cotés de ses SNA. Si ces articles permirent de presenter de manière relativement exhaustive les enjeux mais également les contraintes qui s’appliqueront à cette LPM, les deux derniers articles qui concluront cette série, traitent, pour leur part, de Quickwin potentiels, capacitaires d’une part, technologiques de l’autre, susceptibles de procurer aux…

Lire l'Article

LPM 2023 : une trajectoire déjà tracée pour l’Armée de l’Air et de l’espace ?

Au cours des années 2000 et jusqu’en 2015, l’Armée de l’Air française, devenue depuis Armée de l’Air et de l’Espace, était largement privilégiée, et parfois enviée, vis-à-vis des autres armées. En effet, elle captait, à elle seule, presque la moitié des crédits d’équipements consacrés aux Programmes a effets majeurs, obligeant tant l’Armée de terre que la Marine Nationale à revoir certains de leurs programmes en en diminuant les volumes et étalant les calendriers. Cette situation n’était pas tant du à une préférence gouvernementale ou à une forme de lobbying, qu’à des contraintes industrielles fortes. En effet, il était alors nécessaire afin de maintenir en activité…

Lire l'Article

LPM 2023 : La Marine Nationale face au défi indo-pacifique

Interrogé le 27 juillet par les députés de la commission Défense de l’Assemblée nationale, l’Amiral Pierre a répété ce qu’il ne cesse de dire depuis sa nomination au poste de Chef d’Etat-major de la Marine nationale en septembre 2020 « Le réarmement massif observé dans le Monde fera de la mer une zone de conflit dans les années à venir ». En effet, en quelques années seulement, la Marine française est passée d’une posture de paix, certaine que la meilleure défense dont disposait ses bâtiments était le pavillon qu’ils arboraient, à une préparation active à des engagements de haute voire de très haute intensité. Le fait est,…

Lire l'Article

LPM 2023 : l’Armée de Terre à la croisée des chemins

Si la prochaine Loi de Programmation Militaire, qui sera conçue dans les mois à venir pour entrer en application dès 2023, aura forte à faire pour répondre aux enjeux capacitaires et technologiques des 3 armées, il est probable qu’elle revêtira une dimension toute particulière pour l’Armée de Terre. En effet, au delà des sujets triviaux comme la recapitalisation des stocks de munitions et de pièces détachées indispensable à la conduite d’une action militaire de haute intensité dans le temps, celle-ci devra également répondre à une question essentielle voire existentielle, à savoir le rôle que veut lui donner la France dans les conflits et confrontations à…

Lire l'Article

LPM 2023 : La France va-t-elle devoir abandonner son « Armée Globale » ?

« Un armée d’échantillons ». Cette phrase a été employée en de nombreuses occasions pour définir les Armées françaises et leurs capacités. Elle n’est pourtant pas le moins du monde pertinente, car il laisse supposer que l’ensemble de ses composantes a été sous-dimensionné en deçà d’un seuil garantissant leur efficacité. S’il est vrai que 200 chars Leclerc et 77 canons CAESAR sont insuffisants pour entreprendre un conflit majeur dans des conditions acceptables, d’autres capacités, dans le domaine aérien, naval ou des forces de projection, sont pour leur part dimensionnées afin de répondre aux besoins. Quant à la dissuasion française, si elle peut paraitre insuffisamment dotée face à…

Lire l'Article

LPM 2023 : Un deuxième porte-avions est-il possible pour la Marine Nationale ?

S’il est un sujet clivant aussi bien au niveau des Etats-majors que de la classe politique en France, c’est bien la question du porte-avions. La situation est pourtant paradoxale, puisqu’il n’existe sur la planète que deux Marines disposant de porte-avions à propulsion nucléaire, qui plus est équipés de catapultes et de brins d’arrêt permettant de mettre en oeuvre une vaste panoplie d’appareils. Quant aux autres marines, elles doivent se contenter de porte-avions ou porte-aéronefs armés d’avions à décollage court ou vertical comme le F-35 et l’Harrier, ou capable d’employer un tremplin comme le Mig-29 ou le J-15, ceci se faisant au détriment de la charge…

Lire l'Article

LPM 2023 : Drone furtif ou Rafale de guerre électronique, il faudra l’un des deux

Pour s’engager au dessus d’un théâtre d’opération fortement contesté, les forces aériennes françaises disposent d’un appareil très performant, le Rafale de Dassault Aviation. Par sa capacité à évoluer à grande vitesse à très basse altitude, l’avion français peut en effet mettre à profit le masquage du terrain pour éviter la détection radar, tout du moins pour ce qui concerne les radars terrestres. En outre, l’avion dispose d’une signature radar réduite, sans être qualifié de furtif, même si cette caractéristique tend à s’étioler lorsque le Rafale emporte plusieurs bidons de carburant et des missiles ou bombes sur pylônes. L’appareil dispose également d’un système d’auto protection très…

Lire l'Article
Meta-Défense

GRATUIT
VOIR