La Marine Nationale veut calquer sa strategie capacitaire sur les programmes aéronautiques

Lorsqu’il entra en service en 2002 au sein de la flottille 12F de l’aéronautique navale pour remplacer ses antédiluviens F-8F Crusader, les premiers Rafale Marine furent livrés au standard F1, qui ne disposait alors que de capacités air-air. Mais dès l’entame du programme, l’évolutivité de l’appareil et le planning des versions étaient au coeur de la stratégie poursuivie par le Ministère de La Défense et la Team Rafale. C’est ainsi qu’en 2005, l’Armée de l’Air commença à recevoir ses premiers Rafale B et C au standard F2, spécialisés dans les frappes Air-Sol pour remplacer le retrait des SEPECAT Jaguar franco-britanniques, suivi en 2009 du Rafale…

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Combien les forces aériennes françaises aligneront de Rafale en 2030 ?

En début de semaine, le Ministère des Armées annonçait qu’une nouvelle commande de 42 avions de combat Rafale sera signifiée sur l’année budgétaire 2023. Celle-ci était attendue, puisque dans l’alignement de la Loi de Programmation Militaire 2019-2025, et conforme aux objectifs de la Revue Stratégique de 2017. Toutefois, du fait du report des livraisons à partir de 2016 pour libérer les capacités industrielles vers l’exportation, mais également pour libérer des crédits d’investissement nécessaires par ailleurs pour d’autres programmes, ainsi que de la vente de 12 Rafale d’occasion à la Grèce en 2020, puis de 12 appareils à la Croatie en 2021, tous prélevés sur le…

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LPM 2023 : 5 opportunités capacitaires pour préparer les armées françaises à la haute Intensité

La série d’articles consacrées à la Loi de Programmation Militaire 2023 touche à sa fin. Nous avons, jusqu’ici, abordé de nombreux sujets, qu’ils soient stratégiques comme le devenir du format d’armée globale hérité du Général de Gaulle, ou de sujets purement techniques, comme l’opportunité de doter la Marine nationale de sous-marins à propulsion conventionnelle aux cotés de ses SNA. Si ces articles permirent de presenter de manière relativement exhaustive les enjeux mais également les contraintes qui s’appliqueront à cette LPM, les deux derniers articles qui concluront cette série, traitent, pour leur part, de Quickwin potentiels, capacitaires d’une part, technologiques de l’autre, susceptibles de procurer aux…

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LPM 2023 : La Marine Nationale face au défi indo-pacifique

Interrogé le 27 juillet par les députés de la commission Défense de l’Assemblée nationale, l’Amiral Pierre a répété ce qu’il ne cesse de dire depuis sa nomination au poste de Chef d’Etat-major de la Marine nationale en septembre 2020 « Le réarmement massif observé dans le Monde fera de la mer une zone de conflit dans les années à venir ». En effet, en quelques années seulement, la Marine française est passée d’une posture de paix, certaine que la meilleure défense dont disposait ses bâtiments était le pavillon qu’ils arboraient, à une préparation active à des engagements de haute voire de très haute intensité. Le fait est,…

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LPM 2023 : La France va-t-elle devoir abandonner son « Armée Globale » ?

« Un armée d’échantillons ». Cette phrase a été employée en de nombreuses occasions pour définir les Armées françaises et leurs capacités. Elle n’est pourtant pas le moins du monde pertinente, car il laisse supposer que l’ensemble de ses composantes a été sous-dimensionné en deçà d’un seuil garantissant leur efficacité. S’il est vrai que 200 chars Leclerc et 77 canons CAESAR sont insuffisants pour entreprendre un conflit majeur dans des conditions acceptables, d’autres capacités, dans le domaine aérien, naval ou des forces de projection, sont pour leur part dimensionnées afin de répondre aux besoins. Quant à la dissuasion française, si elle peut paraitre insuffisamment dotée face à…

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LPM 2023 : Un deuxième porte-avions est-il possible pour la Marine Nationale ?

S’il est un sujet clivant aussi bien au niveau des Etats-majors que de la classe politique en France, c’est bien la question du porte-avions. La situation est pourtant paradoxale, puisqu’il n’existe sur la planète que deux Marines disposant de porte-avions à propulsion nucléaire, qui plus est équipés de catapultes et de brins d’arrêt permettant de mettre en oeuvre une vaste panoplie d’appareils. Quant aux autres marines, elles doivent se contenter de porte-avions ou porte-aéronefs armés d’avions à décollage court ou vertical comme le F-35 et l’Harrier, ou capable d’employer un tremplin comme le Mig-29 ou le J-15, ceci se faisant au détriment de la charge…

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LPM 2023 : Drone furtif ou Rafale de guerre électronique, il faudra l’un des deux

Pour s’engager au dessus d’un théâtre d’opération fortement contesté, les forces aériennes françaises disposent d’un appareil très performant, le Rafale de Dassault Aviation. Par sa capacité à évoluer à grande vitesse à très basse altitude, l’avion français peut en effet mettre à profit le masquage du terrain pour éviter la détection radar, tout du moins pour ce qui concerne les radars terrestres. En outre, l’avion dispose d’une signature radar réduite, sans être qualifié de furtif, même si cette caractéristique tend à s’étioler lorsque le Rafale emporte plusieurs bidons de carburant et des missiles ou bombes sur pylônes. L’appareil dispose également d’un système d’auto protection très…

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LPM 2023 : Nucléaire ou conventionnelle, quelle propulsion pour les probables sous-marins français supplémentaires ?

La nécessité d’étendre la flotte sous-marine de la Marine Nationale est, aujourd’hui, l’un des sujets qui fait le moins débat auprés des experts mais également de plusieurs politiques s’étant exprimés à ce sujet, et il est plus que probable qu’elle sera prise en compte par la prochaine Loi de Programmation Militaire en cours de conception, et qui devra être appliquée à partir de 2023. Toutefois, si aujourd’hui la Marine Nationale n’aligne et ne prévoit d’aligner que des sous-marins à propulsion nucléaire, la question se pose quant à déterminer si ces futurs sous-marins d’attaque devraient être appartenir à la nouvelle et très performante classe de SNA…

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Quelles seront les priorités de la prochaine Loi de Programmation Militaire française ?

Jusqu’au début de l’intervention russe en Ukraine, l’exécutif français avait un mot d’ordre et un seul concernant la conduite de l’effort de défense : Toute la Loi de Programmation militaire 2019-2025, mais que la LPM 2019-2025. Conçue sur les bases de la Revue Stratégique 2017, elle-même fortement contrainte par le Livre Blanc de 2013, la LPM 2019-2025 visait à réparer les importants dégâts consécutifs à deux décennies de sous-investissements dans les armées françaises, alors même que la pression opérationnelle demeurait très élevée. Force est de constater qu’en 5 ans, la situation des armées s’est grandement améliorée, avec un budget annuel augmenté de 8,5 Md€ soit…

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Les Armées françaises (aussi) ont besoin d’un plan de recapitalisation de 100 Md€

Quelques jours à peine après le début de l’offensive russe contre l’Ukraine, le chancelier allemand Olaf Scholz présentait devant le Bundestag, le parlement allemand, un plan visant à investir une enveloppe de 100 Md€ destinée à réparer certaines des défaillances les plus critiques constatées au sein de la Bundeswehr, tout en engageant une dynamique afin d’amener l’effort de défense du pays au delà du seuil des 2% de PIB requis par l’OTAN à horizon 2025. Depuis, l’immense majorité des pays européens, qu’ils soient ou non membre de l’OTAN, ont annoncé une augmentation sensible de leurs propres efforts de defense, tous s’engageant, à des échéances plus…

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