Dans un récent article, le Financial Times met en garde contre les risques de prolifération nucléaire, en particulier en occident, alors que les craintes, quant au bouclier américain nucléaire, ont atteint le plus haut niveau depuis plusieurs décennies.
En effet, que ce soit en Allemagne, au Japon, en Corée du Sud ou en Pologne, des voix très audibles se sont élevées, pour appeler à la création d’une dissuasion nucléaire nationale, avec le risque de créer en emballement mondial faisant passer le nombre de nations dotées de 9 aujourd’hui, à 25 d’ici à quelques années, alors que les risques de conflits nucléaires suivraient une courbe géométrique, voire exponentielle, sur la base de cette augmentation.
Dans cet article, nous étudierons les risques liés à cette prolifération nucléaire, y compris pour les premiers concernés, probablement peu conscients des menaces qu’une telle initiative ferait peser sur eux-mêmes.
Au-delà, nous étudierons la manière dont la France et la Grande-Bretagne, pourraient, et même devraient, contenir ce phénomène, en créant une offre de dissuasion étendue bicéphale conçue pour garantir la sécurité de la sphère occidentale, et ainsi, contenir les risques de prolifération nucléaires, et ses dangers mortels.
Sommaire
Face à l’anxiété provoquée par Donald Trump, un vent de panique se lève dans les capitales occidentales, concernant le bouclier nucléaire américain.
Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, Donald Trump, et son entourage qui s’apparente de plus en plus à une secte, et de moins en moins, à un gouvernement, ont créé une anxiété sans commune mesure depuis la Seconde Guerre mondiale, en Europe, mais aussi auprès de l’ensemble des alliés des États-Unis.
En effet, depuis 1945, l’ensemble de ces pays ont organisé leur architecture de défense, autour de l’assurance, donnée par Washington, de la présence d’un bouclier nucléaire américain, les protégeant en cas de menace nucléaire adverse.
En outre, durant la guerre froide, les États-Unis n’ont jamais prêté le flanc à la remise en question de leur implication dans ce domaine, comme l’a montré le déploiement des missiles Pershing 2 en Europe, dans les années 80, face aux SS-20 soviétiques, provoquant la crise des Euromissiles.
De fait, à l’exception notable de la France qui, à la sortie de la crise de Suez, choisit de suivre une trajectoire singulière vers l’autonomie stratégique, et la création d’une dissuasion propre, tous les pays européens, et plus largement, tous les pays du bloc occidental, ont accepté de céder une part de leur propre souveraineté à Washington, contre la garantie de ce bouclier nucléaire américain, véritable ciment de l’OTAN, et des alliances dans le Pacifique avec le Japon ou la Corée du Sud.
On comprend, alors, aisément que les incertitudes portées par Donald Trump et son équipe, depuis leur arrivée à la Maison-Blanche, dans ce domaine aussi fondateur pour le bloc occidental, puisse engendrer une immense anxiété, en Europe face à la Russie, comme auprès des alliés Pacifique de Washington, faisant face à la Corée du Nord et à la Chine, toutes trois, des nations disposant de capacités de frappes nucléaires.
Et on comprend également ce qui pousse certaines personnalités politiques, ou acteurs économiques, à soutenir l’idée qu’il puisse être pertinent, pour ces pays dépourvus de dissuasion propre, de rapidement combler le fossé, d’autant que plusieurs d’entre eux disposent sans le moindre doute des compétences et des moyens nécessaires, pour y parvenir.
Toutefois, en dépit de ces compétences, l’hypothèse de voir Berlin, Varsovie, Tokyo ou Séoul, se doter d’une dissuasion propre, est aujourd’hui à la fois très peu probable, mais aussi très risquée, par les conséquences qu’une telle démarche entrainerait dans le monde.
La Russie et la Chine ne laisseront ni l’Allemagne, ni la Pologne, ni le Japon s’équiper d’armes nucléaires.
D’abord, parce que jamais la Russie ou la Chine, ne laisseraient ces pays se doter de l’arme nucléaire. Ils représenteraient, en effet, une menace directe pour leur propre doctrine de puissance, mais aussi pour leur perception des équilibres nécessaires pour maintenir un statuquo géopolitique régional.
Ainsi, à l’instar du raid israélien contre la centrale nucléaire irakienne d’Osirak, le 7 juin 1981, il est très probable que les forces armées russes ou chinoises, mèneraient des frappes ciblées contre les installations nucléaires à potentiel militaire dans ces pays, si l’information venait à fuiter, ce qu’elle ne manquerait pas de faire, face à des services de renseignement de pus en plus efficaces.
En d’autres termes, dès lors que Moscou aurait connaissance d’un programme de ce type en Allemagne, en Pologne ou en Suède, il ne fait aucun doute que ces installations seraient rapidement attaquées et détruites par des frappes conventionnelles, à l’aide de missiles balistiques ou de croisière, laissant à Berlin, Varsovie ou Stockholm, le soin de traiter les éventuelles retombées radioactives.
En outre, dans une telle hypothèse, il est très peu probable que Paris, Londres ou Washington, mobilisent leurs forces nucléaires en riposte, sachant qu’aucun de ces pays ne souhaite voir de prolifération nucléaire, en connaissant parfaitement les risques.
Enfin, l’extension de dissuasion, sous la forme de partage d’une dissuasion existante entre pays alliés, comme parfois évoquée, bien maladroitement, par certains responsables, n’a pas davantage de chances de voir le jour, pour exactement les mêmes raisons. D’ailleurs, en dépit de la dissuasion « partagée » de l’OTAN, jamais les États-Unis ou la Grande-Bretagne, n’ont partagé quoi que ce soit, Washington seul disposant, par exemple, de la possibilité d’armer les bombes nucléaires OTAN B-61 embarqués par les Tornado et F-16 européens.
L’élan donné en occident contaminerait de nombreux pays dans le Monde, augmentant très sensiblement les risques de conflits nucléaires
La réponse russe ou chinoise serait d’autant plus massive et immédiate, que l’hypothèse de voir émerger un nouvel acteur nucléaire, en ces temps de grandes tensions, risquerait de provoquer une contamination mondiale hors de contrôle, pouvant amener le nombre de nations dotées, officiellement ou non, de 9 à 25.
Dès lors, comme les États-Unis, et peut-être même la France et la Grande-Bretagne, interviendraient pour prévenir un allié proche de la Russie ou de la Chine, de se doter de l’arme nucléaire, il ne fait aucun doute que Moscou et Pékin feraient de même, et probablement avec plus de détermination et de fermeté, face à un allié occidental dans la même situation.
On remarque, ainsi, que si l’Iran est à présent proche de pouvoir de doter de cette arme, Téhéran se garde bien de franchir le Rubicon, sachant que dans une telle hypothèse, la riposte d’Israël, et des nations dotées occidentales, serait certainement massive et très destructrice.
Le risque, en effet, est de voir des nouvelles nations dotées émerger, avec une compréhension des enjeux bien plus limitée que ne peuvent l’avoir les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité, qui pratiquent ces exercices depuis plusieurs décennies, et qui durent traverser plusieurs crises majeures pour en comprendre toutes les subtilités, les risques et les enjeux, par le passé.
Rappelons ainsi qu’à plusieurs reprises, pendant la guerre froide, le monde est passé à un cheveu de la guerre nucléaire totale, et qu’il n’est pas dit qu’il y ait toujours un Vassily Arkhipov, ou un Stanislav Petrov, pour éviter le déclenchement d’un conflit nucléaire.
En d’autres termes, en augmentant le nombre de pays dotés, on augmente géométriquement les risques qu’un tel conflit débute sur la planète, avec les conséquences que l’on connait, ce d’autant que si les dirigeants et les régimes changent, les armes nucléaires de chaque pays, elles, demeurent.
La France et la Grande-Bretagne, doivent gagner en crédibilité pour contenir le risque de la prolifération nucléaire
Pour autant, tout ce qui précède peut apparaitre comme rien d’autre qu’une diatribe visant à justifier le statuquo existant, afin de priver certains pays de leur légitime droit à se défendre, face à une menace de plus en plus évidente et pressante, que les dirigeants russes et sud-coréens ont pris l’habitude d’agiter la menace nucléaire tel un hochet, à la moindre contrariété.

De fait, s’il faut, évidemment, faire tout ce qui est nécessaire, pour couper court aux risques de prolifération nucléaire, semblant fondée sur une hiérarchie mondiale héritée d’un passé qui n’a plus lieu d’être, d’un certain point de vue, il est aussi nécessaire de donner à ces pays, des assurances de sécurité, suffisamment dissuasives, crédibles et fiables, pour qu’ils ne s’engagent pas dans cette voie.
Cette assurance ne peut pas, aujourd’hui, être formulée que par Londres et Paris. Non pas, d’ailleurs, que ces pays aient bénéficié d’un statut privilégié, pendant la guerre froide, pour se doter d’armes nucléaires, mais parce que l’un comme l’autre ont investi des sommes considérables, venant souvent flirter avec un montant de 1% de leur PIB, depuis le milieu des années 50, pour se doter de ces armes, et des compétences pour les mettre en œuvre.
A contrario, plusieurs de ces pays qui, aujourd’hui, réclament le droit à l’autodéfense nucléaire, ont traversé la guerre froide sous le bouclier nucléaire américaine ou soviétique, sans jamais se poser la question de la nécessité de la dissuasion, avant le 20 janvier 2025.
Quoi qu’il en soit, et cela posé, il n’en demeure pas moins indispensable, pour la France et la Grande-Bretagne, de s’engager dans un processus de réassurance nucléaire crédible vis-à-vis de leurs alliés européens, évidemment, mais également vis-à-vis du Canada, ainsi, il faut y penser, du Japon, de la Corée du Sud, voire de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, le cas échant.
Il s’agirait, en effet, de la seule alternative possible pour efficacement contenir la prolifération nucléaire au sein des nations occidentales, et pour éliminer les risques de contamination mondiale, qu’une telle prolifération nucléaire entrainerait.
Donner du poids à l’assurance donnée par Paris et Londres de bouclier nucléaire
Le fait que le débat sur l’arme nucléaire ait lieu dans plusieurs pays occidentaux, montre bien que, pour l’heure, cette réassurance franco-britannique n’est ni suffisamment visible, ni suffisamment crédible, pour permettre de revenir à une posture apaisée, autour de ce sujet, comme c’était le cas, il n’y a de cela, que quelques mois encore, avec la dissuasion américaine.
Il faut dire que jusqu’à présent, les dissuasions françaises et britanniques n’avaient pour seule mission que de protéger les intérêts respectifs des deux pays, sans jamais être intégrées à un débat plus élargi. De fait, elles sont dimensionnées pour cette mission, et ont des protocoles adaptés à celle-ci, les deux ne correspondant pas, nécessairement, à une dissuasion étendue à plusieurs nations, potentiellement sur plusieurs continents.
À ce titre, on pourrait remettre en question la pertinence, pour Paris ou Londres, de se voir impliqués dans la protection de pays aussi distants que le Japon, la Corée du Sud ou l’Australie. Il convient, toutefois, de considérer, ici, le risque d’une prolifération nucléaire dans son ensemble, alors que la mèche peut être allumée à n’importe quel endroit sur la planète.
En d’autres termes, si protéger Tokyo ou Séoul par un bouclier nucléaire franco-britannique, ne sert pas, de manière évidente, les intérêts stratégiques immédiats des deux pays européens, ne pas le faire pourrait activer une prolifération nucléaire mondiale qui, elle, viendrait rapidement menacer ces intérêts.
Étendre les moyens dont disposent les deux pays en matière de dissuasion
La première étape, pour crédibiliser cette dissuasion franco-britannique, est purement capacitaire. En effet, si celle-ci est efficace pour contenir la menace russe stratégique, elle n’a pas été conçue ni pour contenir la menace nucléaire sous ce seuil stratégique, ni pour s’étendre au-delà de l’adversaire russe.
Il est donc indispensable, pour ces deux pays, d’accroitre leur outil de dissuasion, en nombre, avec, par exemple, davantage de sous-marins nucléaires d’engins à la mer, emportant de fait davantage de capacités de frappes dispersées, ainsi que d’en étendre le spectre, en se dotant d’armes nucléaires sub-stratégiques, tels des missiles balistiques à courte et moyenne portée, équipés de charges nucléaires de faible puissance.
Il ne s’agirait pas, à proprement parler, d’envisager l’usage de ces armes d’un point de vue doctrinal, comme c’est le cas, par exemple, de la Russie, qui prévoit, dans certains de ces plans de batailles, d’utiliser des armes nucléaires sub-stratégiques à des fins strictement tactiques (détruire un pivot défensif adverse), ou comme outil de déconfliction (utiliser une explosion nucléaire pour mettre fin à un conflit).
Toutefois, ne pas disposer de ces systèmes, en miroir de la Russie, de la Chine ou de la Corée du Nord, pour s’en tenir exclusivement aux capacités de frappes stratégiques, pourrait provoquer certaines opportunités pour l’adversaire, qui pourraient alors être employées contre le couple franco-britannique, et contre ses alliés.
Déployer des moyens de dissuasion dans les pays les plus exposés
La seconde étape, pour convaincre ces pays de la matérialité du bouclier franco-britannique, serait de déployer des moyens de dissuasion, directement sur le sol des pays les plus exposés, pour rendre cette dissuasion plus compréhensible et plus visible, de la part de l’adversaire potentiel, et surtout, de la part des opinions publiques de ces pays.
Il peut s’agir de moyens nucléaires propres aux forces armées françaises et britanniques, sous la forme d’escadrilles de frappe nucléaire déportées, ou de batteries de missiles balistiques déployées, à l’instar de ce que firent les États-Unis, en Europe, pendant toute la guerre froide, ce qui contribua grandement à créer la confiance en cette réassurance.

Il peut s’agir, par ailleurs, de moyens de dissuasion bâtis sur le modèle de la dissuasion partagée de l’OTAN, c’est-à-dire avec des vecteurs nucléaires français ou britanniques, toujours sous le contrôle de Paris et de Londres, mais servis par des capacités militaires des pays concernés.
Ces moyens déployés permettent d’impliquer les pays les plus à risque, dans l’exercice de la dissuasion, et de fait, d’obtenir leur adhésion pleine et entière au processus de dissuasion global, associant des moyens conventionnels et nucléaires, tout en neutralisant, le risque de prolifération, et les dangers qui l’accompagnent.
Une dissuasion bicéphale, pour contenir le risque démocratique en France ou en Grande-Bretagne
Pour l’heure, ni Paris, ni Londres, ne dispose, en Europe comme en Asie, d’un capital confiance comparable à celui sur lequel les États-Unis avaient basé la construction du bloc occidental, avec Washington en son centre.
En effet, ces pays se sont beaucoup moins impliqués dans la défense de beaucoup de ces pays, que les États-Unis, durant la guerre froide, qui reste la période de référence, et n’ont, pour ainsi dire, plus de forces majeures convetionelles déployées de manière permanente, dans les missions de defense collective, depuis la fin de celle-ci.
En outre, même si les armées britanniques et françaises venaient à gagner en masse, dans les années à venir, jamais, elles n’atteindront, même ensemble, le potentiel de déploiement des armées américaines, pour participer à la défense collective conventionnelle, et partager, dans les faits, le destin de ces pays.
Toutefois, Paris et Londres peuvent s’appuyer, s’ils agissent effectivement de concert, sur un atout extrêmement efficace et persuasif, pour éloigner les dernières réticences, quant à la solidité de l’engagement de dissuasion que les deux pays pourraient, ensemble, apporter. En effet, la structure bicéphale de cette architecture, neutralise, en très grande partie, les risques liés aux alternances démocratiques, comme celles qui ramenèrent Donald Trump à la Maison-Blanche il y a quelques semaines.
En d’autres termes, il serait extrêmement peu probable que Paris et Londres viennent à changer de posture à la suite d’une alternance démocratique, de manière simultanée. Dans le présent contexte, et face au traumatisme engendré par le revirement des États-Unis, à la suite de l’arrivée de Donald Trump, on peut penser que cette architecture bicéphale, et bi capacitaire, offrirait des garanties de sécurités bénéficiant d’une plus-value suffisante, pour compenser la faiblesse des forces conventionnelles des deux pays.
Conclusion
On le voit, l’anxiété engendrée, dans l’ensemble de la sphère des pays occidentaux, par les positions prises par Donald Trump, touche, à présent, jusqu’à la question du développement de capacités nucléaires défensives propres, au sein de ces pays.
Ces considérations, toutes attractives qu’elles peuvent apparaitre, de prime abord, portent avec elle un nombre considérable de risques, y compris celui de provoquer des frappes directes et massives, de la part de pays comme la Russie ou la Chine, pour détruire les installations en charge de developper ces armes, bien avant qu’elles n’y parviennent.
Surtout, voire des pays occidentaux se doter d’armes nucléaires, inciterait de nombreux autres, bien plus difficiles à contrôler, à faire de même, dans un phénomène de contagion autoentretenu, au fur et à mesure que ces armes nucléaires apparaitront sur des théâtres différents, avec une élévation géométrique des risques de conflit nucléaire, à chaque apparition d’une nouvelle nation dotée.
Pour contenir ce phénomène, la France et la Grande-Bretagne, les deux seules autres nations occidentales dotées d’armes nucléaires et membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unis, peuvent agir de concert, pour construire une offre de dissuasion étendue, au-delà du seul théâtre européen et otanien, de sorte à contenir ce phénomène de prolifération.
Cela suppose, évidemment, une révision du format et des moyens de dissuasion alignés par ces deux puissances, ainsi que des doctrines, pour permettre d’y intégrer des pays alliés, parfois distants, y compris leurs forces armées, afin de construire un lien de confiance puissant entre les différentes armées, et entre leurs gouvernements.
Surtout, Paris et Londres, engagés dans une architecture bicéphale de dissuasion collective étendue, pourraient s’appuyer spécifiquement sur cette architecture unique, basée sur une relation de confiance datant de la seconde moitié du 19ᵉ siècle, et entachée, uniquement, par l’épiphénomène Boris Johnson, tout au long de ces années, pour contenir le risque d’alternance démocratique, celui-là même qui a provoqué la panique actuelle, avec l’arrivée de Donald Trump, à la Maison-Blanche.
Bien évidemment, la mise en œuvre d’une telle offre alternative de dissuasion franco-britannique, pour la sphère occidentale, nécessiterait de sérieux investissements supplémentaires, ainsi qu’un effort historique d’harmonisation et de coopération stratégique entre Paris et Londres.
Toutefois, au-delà de ces obstacles, qu’il conviendra de surmonter, il s’agit, très certainement, de la seule alternative, pour contenir le risque de prolifération nucléaire, qui se dessine à présent, et pour restructurer l’architecture de défense collective occidentale, jusqu’à ce que les États-Unis reprennent leurs esprits, et au-delà.



![[En Bref] : le canon CAESAR pour la Bulgarie, le missile Oreshnik pour la Biélorussie, le retour des mines antipersonnelles en Europe et un dogfight spatial avec des satellites chinois 32 2S1 Gvozdika](https://meta-defense.fr/wp-content/uploads/2025/03/2S1_Gvozdika_122mm_self-propelled_howitzer_tracked_armored_vehicle_Russia_925_001.jpg.webp)
![[En Bref] : le canon CAESAR pour la Bulgarie, le missile Oreshnik pour la Biélorussie, le retour des mines antipersonnelles en Europe et un dogfight spatial avec des satellites chinois 33 equipage caesar 6x6 andrei ukraine](https://meta-defense.fr/wp-content/uploads/2024/12/equipage-andrei-caesar-1280x840.webp)
![[En Bref] : le canon CAESAR pour la Bulgarie, le missile Oreshnik pour la Biélorussie, le retour des mines antipersonnelles en Europe et un dogfight spatial avec des satellites chinois 40 Mark Caney Emmanuel Macron](https://meta-defense.fr/wp-content/uploads/2025/03/Mark-caney-emmanuel-macron-1280x840.webp)




