samedi, novembre 29, 2025
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La menace sur les satellites est en pleine évolution

Selon un rapport publié par la Secure World Fondation, la menace contre les satellites militaires et civils serait en pleine évolution, notamment du fait des progrès chinois et russes. Ainsi, si, il y a encore quelques années, la principale menace pour les satellites reposait sur les technologies plus ou moins expérimentales de missiles antisatellites développés par les Etats-Unis, la Chine, et , dans une moindre mesure, la Russie, il semble qu’aujourd’hui, Chine et Russie aient développés des approches permettant, non pas de détruire, mais de rendre inopérant les satellites visés.

Ainsi, même si la Chine a fait en 2007 la démonstration de sa capacité à détruire un satellite par missile, elle a conjointement développé des technologies permettant de saturer les détecteurs, brouiller les transmissions, ou de mener des offensives Cyber, contre les satellites occidentaux, les rendant inopérants de manière temporaire ou définitive.

A noter que, parallèlement, l’activité spatiale chinoise n’aura jamais été aussi intense que ces derniers mois. En effet, la Chine a effectué 10 lancements pour déployer plus de 20 satellites à potentiel militaire (la Chine n’a pas de programme spatial militaire officiel) depuis le 1erjanvier 2018, soit autant qu’au cours de toute l’année 2015. 

Lire le rapport en anglais (30 min) :

https://swfound.org/counterspace

Regain de tension entre la Chine et les Etats-Unis sur fond de transferts technologiques à Taïwan

Les relations entre la Chine et les États-Unis se sont encore détériorées ces derniers jours, lorsque le Département d’État a annoncé que les États-Unis allaient apporter une assistance technologique pour aider Taïwan, à construire 8 sous-marins à propulsion conventionnelle, cette annonce faisant suite au soutien des sénateurs US pour la vente de F35B à Taipei. Ces tensions s’ajoutent à celles liées aux mesures commerciales concernant la taxation de l’acier et l’aluminium importé aux Etats-Unis, et qui touchent principalement la Chine.

Alors que les pressions chinoises étaient parvenues à empêcher des transferts de technologies massifs de l’occident vers Taïwan depuis plus de 20 ans, les tensions à répétition qui opposent Chine et Etats-Unis et plus largement l’Occident, comme la construction de bases navales et aériennes en mer de Chine, auront favorisé la décision américaine.

Ceci dit, si l’industrie US peut assister l’industrie taiwanaise pour ce qui concerne les détecteurs et les systèmes d’arme de ses sous-marins, elle est incapable d’étendre cette assistance en matière de propulsion, et notamment pour les dispositifs anaérobies AIP permettant aux submersibles d’étendre leur durée de plongée. Cette technologie n’est maitrisée que par quelques entreprises européennes, japonaises et Coréennes. Reste à voir donc si la décision américaine entrainera un alignement d’un ou plusieurs de ses alliés pour soutenir l’effort de défense taiwanais.

La Marine japonaise explore les capacités d’engagement coopératifs

Le ministère de la Défense du Japon et les Etats-Majors des forces d’auto-défense japonaises ont lancé une consultation en vue de déployer et renforcer des capacités d’engagement coopératif. Cette technologie, en déploiement par l’US Navy avec le système Aegis , mais également par l’APL chinoise, repose sur l’interconnexion des systèmes de détection, permettant d’étendre, de consolider et de renforcer les capacités de détection et d’engagement des forces.

Cette technologie permet, en outre, de différencier les vecteurs de détection des vecteurs d’engagement, et favorisera le développement de grande unités de surface mettant en œuvre de nombreux missiles longue portée, épaulées par des unités de détection plus petites, permettant ainsi de couvrir une vaste zone, même face à des attaques menées par des appareils furtifs.

Au niveau de la Marine Nationale, ce principe s’adapterai parfaitement à l’engagement conjoint des FREMM à capacité de Défense Aérienne Renforcée Alsace ou des frégates de Défense Antiaérienne Horizon, équipées de 32 et 48 missiles Aster, avec des Frégates de taille intermédiaire équipées de l’excellent Radar SeaFire 500, mais n’emportant que 16 missiles Aster. Une réflexion sur le sujet a été entamée par l’Etat-Major de la Marine.

Le S-500 russe pourra intégrer des détecteurs multiples pour s’adapter à la menace

Si la Russie communique très peu sur les performances de son futur système de détection et de défense anti-aérien et anti-missiles S-500, des informations parviennent à filtrer au fil des déclarations des militaires et industriels russes. Ainsi, il est désormais jugé très probable que le système S-500 reposera sur une architecture modulaire et évolutive, permettant l’adjonction de détecteurs et de missiles différents spécialisés dans certaines taches, le système permettant la fusion des données et leurs traitement redondant. Ainsi, certains radars et missiles seront dédiés à la veille et la protection antimissile balistiques, alors que d’autres auront des fonctions anti-aériennes et anti-missiles de croisière.

Le S-400 a également, dans une moindre mesure, des fonctions similaires, et des radars à basse fréquence VHF/UHF ont été intégrés pour détecter et engager les avions furtifs comme le F-22 ou le F-35. En revanche, le S-400 ne dispose pas de système de fusion de données ou de capacités d’engagement coopératifs, CEC en anglais.

Il faut noter que si la défense anti-aérienne russe à d’ores-et-déjà mis en place des palliatifs vis à vis des avions furtifs, elle mène actuellement d’intense recherche pour pouvoir contrer des appareils à basse observabilité évoluant rapidement à très basse altitude, profil de pénétration du Rafale et des missiles de croisière comme le SCALP. Pour l’heure, la seule parade contre ce type d’attaque serait une intégration accrue des systèmes de détection aéroportée, comme les avions EAW Mainstay. Mais, comme pour les Awacs de l’Otan, ces appareils, très vulnérables, seront les cibles privilégiées des missiles air-air longue portée comme le Méteor. 

La Chine déploie son réseau de bases navales dans la zone indopacifique

Les autorités Sri Lankaises auraient cédé une concession de 99 ans à une compagnie chinoise pour l’exploitation du port de Hambantota, à la pointe sud de la péninsule, et donc à proximité directe des provinces indiennes de Kerala et de Pondicherie. Cette annonce fait suite à celles concernant l’ouverture d’une base navale chinoise aux Maldives, et des bases chinoises au Bangladesh et au Pakistan. 

Le gouvernement Indien a exprimé son inquiétude de voir cette concession civile être utilisée par des bâtiments de la Marine Chinoise,  enfermant encore davantage l’Inde dans le collier de perlesque constitue les multiples bases navales et aériennes chinoises qui se sont implantés dans la zone indopacifique ces dernières années. Dans le Pacifique, ce sont les autorités Australiennes et Néo-zélandaises qui ont signifié leur inquiétude au sujet de discussions engagées entre les autorités chinoises et les représentants de l’ile de Vanuatu pour y déployer une base navale, à seulement 2000 km des cotes australiennes.

Si la rivalité sino-indienne a essentiellement été traitée de l’aspect terrestre ces dernières années, avec les frictions répétées entre les armées des deux pays sur le plateau de Doklham, c’est le volet naval qui représente l’enjeu le plus stratégique pour l’Inde.

En effet, aujourd’hui, l’Inde n’a presque plus d’alliés à ses frontières, alors qu’elle ne manque pas d’adversaires, au premier desquels l’alliance sino-pakistanaise. En outre, son allié continental le plus puissant, la fédération de Russie, semble peu à peu s’en détourner pour se rapprocher de la Chine, et plus surprenant, du Pakistan.

De fait, l’accès aux Océans Indien et Pacifique représente un enjeux vitale pour la première démocratie mondiale, s’agissant de la seule voie de communication restante en cas de conflit. Et c’est bien de ce point de vue que l’annonce concernant le port de Hambantota alerte les autorités et l’Etat-major de la Marine indiennes. Isolément, cette annonce pourrait ne pas porter à conséquence, bien que ce port soit stratégiquement placé pour contrôler les transferts entre les deux océans. Mais mis en perspective des annonces concernant les bases navales au Pakistan, aux Maldives, et au Bangladesh, il apparaît qu’elles sont en mesure de créer un verrou naval de tous les ports Indiens. 

D’autre part, l’ouverture de bases navales chinoises s’accompagne toujours d’investissements économiques importants dans l’économie locale et nationale du pays hôte, accroissant sa dépendance économique à la Chine, et renforçant la main mise chinoise sur ses autorités politiques. Ainsi, le Bangladesh comme le Nepal, ont récemment signé des accords de Défense et de coopérations militaires avec Pékin.

Enfin, la Marine Chinoise dispose désormais des forces nécessaires et suffisantes pour se déployer dans ces ports, avec des navires dont la puissance militaire n’a rien de symbolique, créant des points d’appui important pour verrouiller une grande part des routes commerciales transitant dans la zone. Ces points s’appuyant eux mêmes sur les multiples bases aériennes et navales en territoire chinois ainsi qu’en mer de Chine, désormais intégralement sous le contrôle de Pekin, quoiqu’en disent les instances internationales.

L’inde tente de réagir, et a annoncé le mois dernier la signature d’un accord avec les autorités des iles des Seychellespour y implanter, elle aussi, une base navale. Mais surtout, on peut faire un lien direct entre cette situation, et le besoin urgent exprimé par la Marine Indienne de navires d’assaut porte-hélicoptères, comme les BPC Mistral français, de tels navires étant indispensables pour mener des assauts par voie navale. Une annonce qui fait écho à celle faite par les autorités japonaises concernant la création d’une brigade amphibie, une première depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, anticipant une stratégie de « sauts de puce » mis en place par l’amiral Nimitz durant la guerre du Pacifique.

La France et l’Allemagne vont annoncer la construction d’un avion de patrouille maritime en commun

La ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, et son homologue française, Florence Parly, signeront le 27 Avril prochain, à l’occasion de la vite de cette dernière à Berlin, une lettre d’intention pour la conception d’un « Système aérien de guerre navale ». Il s’agira, selon toute vraisemblance, de concevoir un remplaçant à l’Atlantique 2 utilisé par la marine nationale, et le Lockheed Orion P3C, utilisé par la marine allemande, deux appareils issus des années 80.

Le mois dernier, la France et l’Allemagne avaient annoncé rejoindre le projet de l’OTAN pour l’achat d’un appareil de patrouille maritime commun. Or, le P8 Poséidon de Lockheed partait avec un net avantage dans ce programme, étant déjà utilisé par plusieurs marines de l’OTAN. Il est possible donc que cette annonce entraine le retrait des deux pays du programme OTAN, afin de développer une solution entièrement européenne de patrouille maritime.

On peut également mettre cette annonce en parallèle de celle faite ce vendredi au sujet du futur chasseur franco-allemand. En effet, cela permettrait de designer un maitre d’œuvre différent pour chaque programme, et ne léser aucun des deux industriels français (Dassault aviation) et Allemand (Airbus DS). Comme il est fort probable que l’avion de patrouille maritime soit basé sur un avion commercial Airbus, on peut imaginer qu’Airbus DS sera maitre d’œuvre sur le programme de patrouille maritime (et le programme de drone MALE), alors que Dassault superviserait le programme de chasseurs NG.

Le marché des missiles antinavires va croitre jusqu’à 20 Md$ en 2031

Selon une analyse du Forecast International, le marché des missiles antinavires devrait croitre jusqu’à atteindre 20 Md$ en 2031, passant de 1 Md$ par an aujourd’hui à plus de 1,5 Md€ par an en 2027. Selon cette étude, c’est la Chine qui prendra la plus grande part de ce marché, suivie des entreprises occidentales.

Le franco-britannique MBDA dispose d’arguments pour s’imposer sur ce marché, avec la famille de missiles Exocet, dont la dernière version, le MM40 Block III, est équipé de capteurs intelligents permettant au missile d’attaquer une cible à fort potentiel militaire dans une flotte, même sans guidage terminal. le missile ANL (Antinavire Leger)/Sea Venom, qui équipera les hélicoptères de l’aéronavale françaises et britanniques, et le futur missile anti-navire et de croisiere, FMAN/FMC, qui remplacera les missiles Exocet, Harpoon et Scalp EG dans les marines et armées de l’air des deux pays.

Le J-20 pourrait être équipé de réacteurs à poussée vectorielle

Le blog EastPendulum.com a publié une analyse concernant la probable intégration de réacteurs local WS-10 a poussée vectorielle, augmentant sensiblement la manoeuvrabilité de l’appareil, notamment en phase de combat.

La Chine communique très peu sur ces programmes de Défense, et les informations qui remontent en occident sont souvent le fait de « spotters » chinois, qui publient photos et commentaires des derniers systèmes d’arme. En l’occurrence, le réacteur WS-10 à poussée vectorielle aurait initialement été testé sur un chasseur léger J-10B, avant d’être intégré au fleuron de l’industrie aéronautique chinoise.

Selon les témoignages des pilotes chinois, le J-20 apporterait une réelle plus-value en combat aérien au delà de la portée visuelle (BVR) , notamment face aux J-10 et J-11 de l’APL, des appareils loin d’être dénués d’atouts. La poussée vectorielle améliorera la manoeuvrabilité de l’appareil, permettant à l’avion de prendre des angles d’incidence élevés sans décrocher. 

Toutefois, pour l’heure, il ne s’agit que de spéculation, aucune confirmation objective n’étant venu étayer cette hypothèse raisonnée.

L’Armée de l’Air Israélienne pourrait privilégier de nouveaux F15 SE à de nouveaux F35

Selon un rapport de l’Etat-Major de l’armée de l’air Israélienne, l’IAF, pourrait  privilégier la commande de nouveaux avions F-15 Strike Eagle, version d’attaque biplace du F-15, à de nouveaux F-35. Selon ce rapport, le F-35 donne satisfaction dans les missions qui lui sont attribuées, mais l’IAF estime qu’elle a davantage besoin de conserver l’importante capacité de bombardement et d’attaque fournie par la F15 SE, capable d’emporter 3 fois plus d’armement qu’un F35. 

Cette annonce taille un peu en brèches l’idée d’un F35 polyvalent, l’IAF préférant visiblement l’utiliser pour des missions particulières, comme la désignation de cible, ou la suppression de défenses anti-aériennes ennemies. Or, dans le rapport, il est a plusieurs reprises fait état du budgets contraints de l’IAF. On comprend dès lors que les couts d’achats et d’opération du F35 constituent un frein à son acquisition en plus grand nombre par l’IAF, qui continue de considérer qu’une force aérienne importante est indispensable pour maintenir un effort de guerre soutenu. En d’autres termes, il est très peu probable que l’IAF souscrive à la doctrine « tout F-35 » que souhaite imposer l’US Air Force (et Lockheed), notamment aux forces aériennes occidentales.

Paris et Ryad tentent de trouver un nouveau modus operandi

A l’occasion de la visite en France du prince héritier du royaume d’Arabie Saoudite, Mohammed bin Salman, le président Macron et la diplomatie française tentent de rétablir un lien très distendu entre les deux pays, sous couvert de crise avec l’Iran, et de désaccord sur l’entreprise ODAS.

L’objectif de Paris est de redevenir un partenaire privilégié du Royaume, notamment en ce qui concerne les marchés d’armements, Ryad ayant été pendant longtemps le plus important client des entreprises de Défense françaises. A la clé se trouvent des contrats pour Naval Group, Nexter, MBDA et Thales. 

Le prince MBS a posé clairement les conditions pour que les entreprises françaises puissent à nouveau bénéficier des contrats Saoudiens : une saoudisation à hauteur de 50% des contrats d’armements, ce que les entreprises maitrisent parfaitement, et un durcissement de la position française vis à vis de l’Iran. C’est probablement sur ce dernier point que les négociations porteront, E.Macron a déclaré à cette occasion  que la France ne se faisait pas dicter sa politique extérieure.

Les relations d’excellences entre la France et le Royaume Saoudien se sont construites initialement sur les positions pro-arabes françaises suite à la guerre des 6 jours, et l’embargo mis en œuvre par Paris sur les armes à destinations d’Israël. Ryad a non seulement acheté de nombreux équipements de Défense à la France, parmi lesquels des frégates, des pétroliers ravitailleurs, des canons automoteurs, des missiles anti-aériens, des VAB (liste non-exhaustive), mais a également financé l’équipement de plusieurs armées arabes, comme l’Irak qui reçu des mirage F1, des missiles Exocet et des canons automoteurs AUF1 français, ou plus récemment les égyptiens qui purent acquérir leurs Rafales, Gowind, FREMM et BPC avec l’aide Saoudienne. Il finança également l’équipement de groupes de rebelles, comme les moudjahidin Afghans et les rebelles Syriens. Or, depuis l’accord sur la levée des sanctions contre l’Iran en contrepartie de l’abandon de son programme nucléaire militaire, les relations entre les deux capitales se sont tendues, et les contrats raréfiés. 

Par chance, c’est au même moment que la Chine, puis l’Inde intensifièrent leurs commandes en France, de sorte que l’impact négatif sur l’industrie de Défense nationale n’aura été que mineur. Toutefois, cette situation est symptomatique d’un risque majeur qui pèse sur l’industrie de Défense française depuis de nombreuses années.

Aujourd’hui, le poids des exportations sur le chiffre d’affaire des entreprises de Défense française attient le seuil de 50%. Or, les clients majeurs, comme l’était l’Arabie Saoudite, ou comme le sont aujourd’hui l’Egypte et l’Inde, sont, par nature, versatiles, ainsi que l’exemple saoudien le montre. D’autre part, ces exportations ont trop souvent été préemptées par la planification d’Etat pour équilibrer l’activité industrielle et la R&D de l’ensemble de l’écosystème Défense national.

En d’autres termes, l’industrie de Défense française est construite sur des fondations bien peu solides. C’est pour cette raison que Naval Group est parvenu à imposer la FTI à la Marine Nationale, qui aurait largement préféré recevoir des FREMM. Il était  en effet indispensable de maintenir l’activité des bureaux d’études du groupe, et proposer pour l’exportation un navire de tonnage inferieur aux FREMM, répondant davantage aux attentes de la majorité des clients.

De fait, non seulement l’exposition aux exportations de l’industrie de Défense Française fait courir un risque à l’ensemble de son écosystème, mais il conditionne l’efficacité même de la Défense nationale, dénaturant à l’extrême les objectifs fondamentaux du recours aux exportations, sensé préserver et renforcer l’outil industriel au profit de l’efficacité opérationnelle et économique de l’investissement de défense national. En outre, ce risque est aujourd’hui accentué par les exigences des clients concernant les transferts de technologie et la fabrication locale accompagnant la majorité des programmes exports. 

Dans un contexte de plus en plus concurrentiel, avec l’arrivée d’acteurs asiatiques, et bientôt sud-américains et moyen-orientaux sur le marché de l’armement, la survie de l’industrie de Défense française dépendra avant tout de sa capacité à s’appuyer sur des commandes domestiques suffisantes, faute de quoi le risque de voir l’outil industriel français se déliter dans la concentration européenne sera très important.