Subdodávateľský reťazec obranného priemyslu vytvára polovicu ekonomickej efektívnosti BITD

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Conformément à ses engagements de campagnes, le président Macron a mis en œuvre, et ce dès son élection, une politique de rapprochement avec l’Allemagne en matière de programmes de Défense. Deux programmes emblématiques ont d’ores et déjà émergés, à savoir le programme FCAS visant à concevoir le remplaçant des Rafale et Typhoon à l’horizon 2040, et le programme MGCS, pour remplacer les chars Leclerc et Leopard 2 , à l’horizon 2035. 

Ces programmes supposent un partage industriel entre les entreprises françaises et allemandes. Engagé avant même l’élection présidentielle, le rapprochement entre le français Nexter et l’allemand Krauss-Maffei Wegmann dans le domaine des armements terrestres, est au cœur de cette volonté politique affirmée.

L’annonce en début de semaine d’uns possible prise de participation du groupe de Défense allemand Rheinmetall dans le groupe KNDS, co-entreprise entre l’Etat français (50%) et KMD détenue par la famille Bode (50%), met désormais en avant le risque pour l’heure non traité, que représente ces fusions européennes pour la chaine de sous-traitance française, et par la même, pour l’efficacité économique et sociale de l’industrie de Défense en France.

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Aujourd’hui, et en moyenne, pour chaque million d’euro investi par l’Etat dans l’industrie de Défense, se créé 10 emplois directs (issus de la BITD), 9 emplois indirects de sous-traitance, et 8 emplois induits, à savoir les emplois consécutifs de la consommation des emplois directs et indirects. A cela s’ajoute, toujours en moyenne, 5 emplois directs liés aux exportations, avec 4 emplois indirects et 4 emplois induits. 

De fait, 1 million d’Euro investit par l’Etat dans l’industrie de Défense engendre 40 emplois en France. Sachant qu’un emploi génère en moyenne 52.000 € par an de recettes fiscales et de taxes pour l’Etat, le retour fiscal et social de l’investissement d’Etat est donc de 2,1 m€ par million d’euro investi. 

Or, les entreprises de sous-traitance française sont, dans leur grande majorité, des Entreprises de Taille Intermédiaire, ou des PME/PMI, dont les effectifs évoluent entre 50 et 150 salariés. Conséquence de ceci, le paysage de cette chaine de sous-traitance est très éclatés. Dans les seuls départements du Cher et du Loiret, les 60 entreprises participant à la sous-traitance des entreprises de défense implantées sur le territoire ne cumulent que 5400 salariés. 

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En Allemagne, en revanche, la sous-traitance est organisée autour d’entreprises beaucoup plus imposantes, diversifiées, et présentant des garantis financières très supérieures à celles que peuvent présenter les entreprises françaises. La crainte est donc importante de voir la co-entreprise KNDS préférer des sous-traitants allemands aux français, sur la base d’arguments économiques et factuels.

Le problème est encore d’avantage marqué avec le possible rachat de la participation KMW dans KNDS par Rheinmetall, car ce dernier, prés de 1,5 fois plus important que KNDS, dispose d’une chaine de sous-traitance semi-captive très solide, dont une partie significative est intégrée au groupe lui-même.

Or, ce qui est vrais pour KNDS et le programme MGCS, l’est également pour la composante aéronautique française et le programme FCAS et le programme Patmar, ou le rapprochement Naval Group / Fincantieri si celui ci devait se structurer.

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Cette évolution engendre deux risques significatifs vis à vis de l’écosystème Défense française.

En premier lieux, la chaine de sous-traitance industrielle Défense représente aujourd’hui 50% de l’efficacité économique et sociale de l’investissement dans l’industrie de Défense. De manière appliquée, là ou l’écosystème de l’industrie de Défense français génère 700.000 emplois aujourd’hui, il ne pourrait en gênerait que 400.000 sans mesure pour protéger efficacement cette chaine de sous-traitance, bien trop souvent oubliée des plans nationaux, et ce pour le même niveau d’investissement annuel de l’Etat.  Les retours fiscaux et sociaux seraient également réduits très sensiblement, passant de 2,1 à moins de 0,9, représentant une perte pour l’Etat de 9 à 10 Md€ par an.

En second lieux, les conséquences en matière d’économie locale risquent fort d’être désastreuses pour certains territoires, spécialisés dans ce domaine. En région Centre, dans le bassin industriel entourant bourges, la moitié des entreprises de la Chaine de sous-traitance et 4500 emplois induits pourraient être menacés directement, menaçant à son tour 3000 emplois induits, soit 5,5% de la population active du département, entrainant une hausse du chômage de 40% dans le département (de 10,5% à 14,5 %).

Que ce soit au plan national comme au plan local, la prise en compte de la problématique de la chaine de sous-traitance par les autorités comme par les acteurs majeurs de l’industrie de Défense, est un aspect majeur des négociations en cours avec nos partenaires européens. L’altération de ce relais économique majeur ferait perdre à l’écosystème Défense son potentiel social et fiscal unique dans le paysage industriel et économique français. Car, en perdant cette efficacité unique permettant à l’Etat de potentiellement soutenir l’effort de Défense en dépit des difficultés financières et budgétaires rencontrées, l’écosystème Défense français serait sans armes pour se défendre face aux tentations politiques de « pilotage à la dépense » de la Défense. 

Là encore, l’application des méthodes et de la critérisation économique développée par la doctrine « Défense à Valorisation Positive », largement employée dans cet article, permettrait d’ouvrir des axes de développement et de renforcement de l’écosystème Défense au service des besoins des armées, plutôt que de rester figé dans une posture défensive comme depuis des décennies.

Zdroje:

Etude sectorielle de l’Industrie de Défense en région Centre – DIRECCTE CENTRE -juin 2012

Les exportations françaises de l’armement : 40.000 emplois dans nos régions – MINDEF/CIDEF – septembre 2014

Impact économique de la Défense sur le territoire de la base de Défense Brest-Lorient – ADEUPa Brest-Bretagne – février 2016

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