Kurdiska styrkor återtar Ras al-Ayn när president Trump hotar att utplåna den turkiska ekonomin

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Nous pourrions dire que les choses évoluent comme prévues dans le conflit qui oppose la Turquie aux forces Kurdes dans le nord de la Syrie. Comme prévue car à peine le Congrès est-il revenu de sa retraite annuelle que le Président Trump a effectué un renversement de position dont lui seul à le secret. Ainsi, alors que Dimanche il ordonnait aux forces présentes dans la région de se retirer, et livrant les kurdes à eux mêmes, le voilà qu’il a ordonné, prenant donc de vitesse le Sénat, des sanctions contre 3 ministres turques, donc les ministres de La Défense et de l’interieur, l’élévation de 50% des droits de douanes sur l’acier turc importé aux Etats-Unis, et un embargo sur les armes, soit, à peu de chose prêt, exactement ce que voulaient promulguer les parlementaires américains. Dans le même temps, il a dépêché son Secrétaire à La Défense, Mark Esper, pour demander à l’OTAN de prendre des sanctions contre Ankara, alors que le conflit a déjà fait, selon l’ONU, plus de 160.000 déplacés, dont 70.000 enfants.

Comme prévue également puisque l’offensive Turc semble désormais marquer le pas face aux forces Kurdes, reconstituées et re-organisées, qui ont pu rassembler semble-t-il prêt de 60.000 hommes pour faire face aux forces de leur adversaire. Selon l’agence Tass, les forces kurdes auraient mené une violente contre-offensive contre les forces régulières turques et les milices paramilitaires qui les accompagnaient dans la ville de Ras al-Ayn, qu’ils auraient fini par reprendre dans un combat de rue acharné. Il semble bien que les kurdes aient été surpris par les déclarations du président Trump qui donnèrent le départ à l’attaque turque, et qu’ils n’avaient donc pas mobilisé leurs forces prêt de la frontière avec la Turquie, ceci expliquant la progression rapide des colonnes d’Ankara les premiers jours. Mais une fois les fois rassemblées, et réorganisées, elles ont pu reprendre le combat avec l’efficacité qu’on leur prête, pour obliger les éléments turcs à se retirer de Ras al-Ayn, mais également à marquer le pas face à Kobane.

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Les forces américains quittant la Syrie, ont parfois croisé les convois de forces kurdes ou syriennes se dirigeant vers la zone des combat

Comme prévue car la Russie semble manoeuvrer pour être le grand vainqueur de cette crise, en déployant, selon le Washington Post, des forces entre les lignes turques d’un coté, et celles de la nouvelle alliance entre le gouvernement Syrien et les Kurdes de l’autre. En procédant ainsi, sans prendre officiellement partie, Moscou indique à Ankara qu’il entend bien renouer avec le statu quo sur la frontière. Parallèlement, il semble que les diplomates russes tentent de négocier un accord entre Syriens et Kurdes pour garantir une zone de sécurité le long de la frontière turque, ce afin de donner au président Erdogan une porte de sortie honorable à ce conflit engagé sur de très mauvaises bases. En outre, l’Alliance de fait entre le gouvernement Syrien et les Kurdes Syriens pourrait permettre la négociation d’un statut satisfaisant concernant la population kurde de Syrie, tout en assurant l’unité territoriale du pays, et en mettant fin aux prétentions turques sur le nord du pays.

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Comme prévue, enfin, car la tentative de mettre en place une réponse à l’échelle européenne avec un embargo strict sur les armes vis-à-vis de la Turquie a été bloquée par l’opposition de la Grande-Bretagne qui, si elle n’apparait pas aujourd’hui comme un exportateur important de systèmes d’armes vers Ankara, en comparaison de Rome ou Madrid par exemple (qui étaient toutes deux prêtes à valider l’embargo), une telle décision condamnerait la participation de BAe et de Rolls-Royce au programme TFX, avec, potentiellement, des effets sur le programme Tempest à la clé.

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Les forces kurdes ont pu mobiliser leurs réserves pour faire face à l’attaque venue de Turquie

La suite des événements dépendra avant tout de la determination du président Erdogan à vouloir poursuivre à tout prix cette offensive, par crainte de perdre la crédibilité et le fort soutien populaire qu’il a retrouvé dans l’opinion depuis le début de l’opération militaire. S’il ne peut, naturellement, céder aux menaces américaines, il peut en revanche saisir la porte de sortie qu’à entre-ouverte Moscou, pour justifier d’un accord garantissant la sécurité de ses ressortissants face au PKK qui n’aurait, de fait, pas de lien territorial direct avec les kurdes du YPG. Ceci dit, même si cette hypothèse se vérifiait, ce qui serait probablement le meilleur des cas envisageables aujourd’hui, les tensions qui sont nées entre les pays européens, les Etats-Unis et Ankara, ne pourront être effacées rapidement, si tant est qu’elles puissent l’être à moyen terme.

PS 15/10/19 à 20:30 : tout va décidément très vite dans ce dossier. Les britanniques ont annoncé suspendre à leur tour les exportations d’armes vers la Turquie. Quand à la Chine, elle semble, selon le JDD, s’aligner sur les positions de Moscou dans ce dossier. A suivre …

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