La Marine hellénique souffre d’un manque cruel de frégates et de corvettes lourdes pour être en mesure de faire face à la montée en puissance planifiée de la Marine Turque, sur un théâtre aussi complexe que la Mer Egée. C’est la raison pour laquelle, en dépit de ses capacités budgétaires limitées, Athènes cherche, depuis plusieurs années, à acquérir de nouveaux navires, qu’ils soient neufs ou d’occasion. Il y a un mois, les autorités grecques et israéliennes ont annoncé la création d’une joint-venture en vue de construire la nouvelle classe de corvettes Themistocles, basées sur le modèle Sa’ar 72, du groupe israélien Israel Shipyards. Mais ces navires de 800 tonnes, s’ils répondent aux besoins en matière de lutte anti-surface de la Marine Hellénique, n’ont aucune capacité anti-sous-marine, ni anti-aérienne au delà de l’auto-défense. Il est donc indispensable pour Athènes de renforcer sa flotte dans ces deux domaines, nécessitant des navires plus imposants, et donc plus chers.
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