Lorsqu’en mars 2020, Berlin annonçait son intention d’acquérir 45 avions de combat F/A 18 E/F Super Hornet et EA-18G Growler aux cotés de 90 nouveaux Eurofighter Typhoon pour remplacer, entre autres, les Tornado de guerre électronique et ceux dédiés aux missions de partage nucléaire de l’OTAN, les autorités allemandes savaient qu’elle prenait un risque important, en particulier pour ceux qui, après elles, devront mettre en oeuvre ce programme d’acquisition. En effet, le Super Hornet de Boeing, pas davantage que l’Eurofighter Typhoon, n’étaient alors prévus d’être en mesure de recevoir la nouvelle bombe nucléaire gravitationnelle employée par l’OTAN dans ce cadre spécifique, la B-61-Mod12. Afin de respecter ses engagements pris auprés de Paris de ne pas se doter de F-35A pour cette mission, au grand damn des Etats-Unis et de l’OTAN, les autorités allemandes avaient alors fait le pari qu’avec cette commande potentielle, Washington serait contraint d’intégrer le Super Hornet dans le programme de certification de la B-61-12, afin de ne pas perdre son plus précieux allié dans cette mission en europe.
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