L’entame de l’offensive russe en Ukraine provoqua un profond électrochoc dans la société allemande, comme partout en Europe : Soudain, le risque de guerre devenait bien plus pressant sur le vieux continent, et les opinions publiques se tournèrent avec empressement vers certains sujets, en particulier sur la capacité dont disposaient leurs forces armées pour les protéger face à ce qui était alors souvent présenté comme une déferlante potentielle de puissance de feu et de chars russes. Au lendemain du début de cette offensive, le chef d’Etat-Major allemand, le Lieutenant General Alfons Mais, publiait un post sur le réseau social LinkedIn qui ébranla encore davantage une société allemande biberonnée pendant 30 ans aux bienfaits du soft-power et à l’inutilité de la puissance militaire, annonçant qu’en l’état actuel, la Bundeswehr, l’Armée allemande, n’était pas en capacité de mener un tel combat, handicapée par des décennies d’arbitrages budgétaires et politiques ayant profondément détérioré les capacités de ce qui fut, au plus fort de la Guerre Froide, la plus puissante armée occidentale conventionnelle en Europe, alignant 2 fois plus de chars et 50% davantage d’avions de combat que la France ou la Grande-Bretagne.
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