Interrogé le 27 juillet par les députés de la commission Défense de l’Assemblée nationale, l’Amiral Pierre a répété ce qu’il ne cesse de dire depuis sa nomination au poste de Chef d’Etat-major de la Marine nationale en septembre 2020 « Le réarmement massif observé dans le Monde fera de la mer une zone de conflit dans les années à venir ». En effet, en quelques années seulement, la Marine française est passée d’une posture de paix, certaine que la meilleure défense dont disposait ses bâtiments était le pavillon qu’ils arboraient, à une préparation active à des engagements de haute voire de très haute intensité. Le fait est, le contexte stratégique naval a considérablement évolué en deux décennies, avec d’une part une dépendance accrue des états au transport maritime sur fond de mondialisation galopante, et d’autre part l’émergence conjointe de grandes puissances navales comme la Chine, la Russie, l’Inde, le Japon ou la Corée du Sud, ainsi que la dissémination de nombreuses technologies critiques comme les sous-marins, les frégates armées de missiles et même des porte-aéronefs, au sein de marines qui, jusque là, se limitaient à des fonctions de garde cotes. Dans ce contexte, quels pourraient être les arbitrages menés par la prochaine Loi de Programmation Militaire, alors que les contraintes budgétaires restent très fortes dans le pays ?
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