L’entrée en service, en 2018, du missile hypersonique aéroporté Kinzhal russe, fit l’effet d’une douche froide outre atlantique, alors que le Pentagone avait coutume de se positionner au somment de la pyramide technologique défense depuis la fin des années 80. Soudain, la Russie, un pays perçu comme vaincu lors de la Guerre Froide, avec un PIB à peine supérieur à celui de l’Espagne, se dotait non seulement d’une technologie dont les armées US ne disposaient pas, mais dont elles ne pouvaient, en l’état, se prémunir. La réaction d’orgueil de Washington et du Pentagone fut à l’échelle de l’affront subit, puisque dès 2019, pas moins de 6 programmes de missiles hypersoniques furent lancés par les armées américaines, selon qu’ils soient à moteur fusée ou propulsés par un scramjet, aéroportés ou lancés d’un conteneur terrestre ou naval, destinés à viser des cibles terrestres ou navales.
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