Parmi les enseignements issus du conflit en Ukraine, le rôle central de l’artillerie dans les conflits de haute intensité est incontestablement le plus important, alors que les capacités d’artillerie lourde avaient été négligées ces 30 dernières années, au point d’être ramenées à leur portion congrue dans de nombreuses armées occidentales, dont l’Armée de terre française et même l’US Army. Si le nombre de « tubes » par soldat a ainsi été divisé par 3 depuis 1990 en occident, les performances des systèmes d’artillerie occidentaux ont, quant à elles, connu de fulgurants progrès, tant en terme de précision que de portée ou de mobilité. L’arrivée des systèmes modernes à canon long comme le CAESAR français ou le Pzh2000 allemand, tous deux dotés de canon de 155mm long de 52 calibres, 52 fois le calibre de l’arme (soit, 8,47m) au lieu des canons de 39 calibres qui équipaient les M109 ou les AuF1, permirent de conférer aux systèmes une allonge plus importante, avec un portée passant de 24 à 28 km pour les anciens systèmes, à une portée de 40 km, et davantage avec des obus à propulsion additionnée, pour les nouveaux.
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[…] 3 janvier 2023 […]
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