La guerre en Ukraine a produit de nombreux enseignements nouveau, notamment sur la durée potentielle d’un engagement de très haute intensité, ou sur le rôle de l’artillerie et des blindés lourds dans la manoeuvre terrestre. Dans d’autres domaines, elle a surtout confirmé des évolutions anticipées par les planificateurs militaires, comme la vulnérabilité des hélicoptères de combat et des avions de soutien aérien rapproché face aux défenses anti-aériennes modernes, alors que l’US Army a précisément lancé les programmes FLRAA et FARA d’hélicoptères de nouvelle génération et que l’US Air Force a tracté depuis presque une décennie avec le Congrès pour retirer du service ses A-10 Thunderbolt II, précisément pour ces raisons. Au-delà de ces aspects, il est également devenu incontestable que l’arrivée des missiles sol-air à longue portée, comme le S-400 russe ou le HQ-9 chinois, et de missiles air-air à très longue portée comme le R-47M russe et le PL-15 chinois, posait désormais une menace très sérieuse sur les avions de soutien, ceux-là même qui participent à alimenter les chasseurs-bombardiers et leurs systèmes d’arme de précision en informations de ciblage comme en carburant.
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[…] le PrSM et le LRMF de l’US Army, le 9M729 russe ou les DF21 et DF17 chinois, mais également des systèmes de détection et de communication nécessaires pour leur mise oeuvre la plus efficace possible, va profondément modifier la conduite des opérations militaires […]
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