En juillet dernier, une grande partie de la sphère défense française ne décolérait pas, après que la Commission Européenne ait attribué à l’espagnol SENER Aeroespacial épaulé de l’allemand Diehl et de plusieurs autres entreprises européennes, la conception du programme EU HYDEF pour European Hypersonic Defence Interceptor, qui doit permettre de réaliser un système de détection et d’interception de missiles hypersoniques, une menace devenue désormais beaucoup plus précise depuis l’utilisation des Kinzhal russes en Ukraine. En effet, l’ensemble des entreprises sélectionnées par Bruxelles n’a aucune expérience ni dans le domaine de l’interception balistique, ni des armes hypersoniques. Ce qui n’est pas le cas des entreprises françaises, qui d’une part produisent le système anti-aérien et anti-balistique SAMP/T Mamba et sa variante navale au sein de la co-entreprise franco-italienne Eurosam rassemblant MBDA, Thales et Leonardo. Ces mêmes entreprises françaises participent également à la conception du futur missile hypersonique nucléaire destiné à remplacer le missile supersonique ASMPA, et au développement du démonstrateur de planeur hypersonique V-MAX avec l’ONERA.
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