Avec seulement 42 chasseurs supersoniques F-5EM en service, épaulés par 80 avions d’attaque et anti-insurrectionnels AMX et EMB-314, le Brésil est l’un des pays ayant la force aérienne combattante la plus faible eu égard à sa puissance économique. En 2014, Brasilia commanda 32 chasseurs monomoteurs JAS-39 Gripen E ainsi que 8 Gripen F biplaces pour la transformation opérationnelle pour 5,5 Md$, afin de remplacer les Tiger acquis en 1974, avec un important accord technologique permettant l’assemblage local d’au moins 15 appareils. Toutefois, les modifications réclamées par Brasilia firent rapidement croitre la note de 1 Md$, alors que dans le même temps, Stockholm s’engageait sur un package de compensations industrielles et économiques de 9 Md$. Le premier Gripen fut livré aux forces aériennes brésiliennes en 2019, et l’ensemble des appareils doit être produit d’ici 2027.
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[…] se sont dessinés pour le Gripen, avec la Brésil, seul client export du Gripen E, qui a annoncé son intention d'augmenter sa flotte dans les années à venir, le retour de l'option Gripen en Thaïlande après le refus américain de […]
Je ne comprends pas bien le principe d’un « package de compensations industrielles et économiques de 9 Mds d’€ » pour un contrat principal de 5,5 + 1 Mds €. En premier lieu, pourquoi faut-il des compensations ? Quelle serait leur nature ? Et pourquoi des compensation d’un montant proche du double du contrat principal ?
C’est ce que l’on appelle de l’offset. Dans la négociation, l’une des conditions est que le client investisse un certain montant dans certaines activités économiques du pays. Investir ne veut pas dire payer. C’est un dispositif relativement courant ces dernières années, et largement employé par certains pays dont le Brésil et l’Inde. Libre au vendeur de refuser. mais c’est la condition.
J’imagine qu’il y a une petite erreur de plume, et que c’est le vendeur qui s’engage à investir dans le pays client ? Donc la Suède vent 6 milliards d’€ d’avions, mais à condition d’en investir 9 dans l’économie du pays. C’est en effet assez persuasif. J’imagine que la France a dû donc investir des sommes énormes dans l’économie indienne…
De mémoire c’était 4 Md€ sur un contrat de 8 Md€. Mais la différence était que tous les Rafale indiens ont été produits en France. Ce sont les entreprises de la team Rafale qui ont investi. Dassault par exemple a developper la production de certains éléments du falcon dans le pays. Safran, pour sa part, a accompagné l’indéterminée dans le développement du turboréacteur Kivari.