Programme MGCS : Rheinmetall est-il marginalisé au profit de KNDS dans le nouvel accord franco-allemand ?

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Longtemps embourbé dans des bras de fer entre industriels, le programme MGCS semble avoir retrouvé une trajectoire solide, après que les ministres français et allemands de la défense, aient annoncé la signature prochaine d’un accord concernant le partage industriel à son sujet.

Si les deux hommes sont restés discrets sur la teneur de cet accord, les journalistes spécialisés sont parvenus à glaner certaines informations, permettant de s’en faire une idée par anticipation.

Celui-ci prévoirait, ainsi, de remettre le groupe franco-allemand KNDS aux commandes du programme MGCS, et de faire primer le partage industriel, par BITD, au partage par industriel, conférant notamment au français Nexter, le pilotage de la conception de l’armement principal et de la tourelle du ou des blindés.

Cet arbitrage met à mal toute la stratégie du groupe Rheinmetall, qui a rejoint MGCS en 2019, et qui n’a cessé, depuis, de poursuivre une stratégie ambiguë, voire hostile, venant considérablement handicaper le programme.

La Genèse tumultueuse du programme MGCS franco-allemand

Lancé en 2015, autour de la nouvelle coentreprise franco-allemande KNDS rassemblant Krauss-Maffei Wegmann et Nexter, le programme de système de combat principal terrestre du futur, ou MGCS, devait permettre de concevoir les blindés et les systèmes qui remplaceront les Leopard 2 allemands, et Leclerc français, à horizon 2035.

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2 Commentaires

  1. Il ne faut pas méstimer le point de Rheinmetall qui est au centre des industries allemandes de défense.
    En 2019, Rheimetall montrait sur Internet toutes les entreprises allemendes dont il déten. Vous remait 51 % du capital et il y en avait beaucoup. Suite à des indiscrétions volontaires, Rheimetall s’est aperçu que son site sur Internet donnait beaucoup trop de détails et il a été complétement modifié et donnz très peu d’indications.
    En fait, Rheinmetall, qui existe depuis le début du 20 ème siècle a voulu être le concepteur et le fabriquant mondial de chars et VCI mais la société ne maitrisait pas toutes les technologies relatives au char de combat.
    Il ne connaissait pas deux domaines d’excellence détenus par la France : les tirs canons successifs sans dépointage par le chargement aurtomatique qui étaient des spécialités américaines et françaises- vous remarquerez qu’il en est de même pour KNDS allemagne- et le tir stabilisé par le système de suspension du char. Le Leclerc français maitrisait parfaitement ces deux techniques – peut-être trop pour l’époque pour la suspension du Leclerc. Rheinmetall voulait s’emparer des ces 2 technologies et participer au MGCS était la bonne occasion. Le problème est que cette société a voulu prender le contrôle de KW, ils étaient en pourparlés à l’époque et Rheimetall voulait une participation de 51 %. le rapprochement ave la France a permis à la société initiale allemande d’échapper à cette perte de contrôle de son capital. Il ne faut cependant ne pas oublier Rheinmetall détient 55% de la société britannique- le nom m’échappe, c’est je crois, BAE Land système-et, au titre de la filiale de cette société aux USA, participe à la sélection du remplacement du VCI Bradley.

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