Que ce soit au sein des forces ukrainiennes, face aux drones russes, ou à bord des destroyers et frégates occidentaux en mer Rouge, l’artillerie antiaérienne a retrouvé, ces dernières semaines, les lettres de noblesses qu’elle semblait avoir perdu depuis le début des 70, au profit du missile.
Qu’il s’agisse de répondre à l’équation budgétaire très défavorable en comparaison des drones d’attaques de conception iranienne, ou de réduire la consommation de missiles alors que l’industrie ne parvient pas à produire de réassort aussi vite qu’ils sont consommés, la simplicité, la rusticité et les faibles couts liés à l’emploi de canons de DCA, sont redevenus des critères déterminants, en particulier dans la gestion de conflits appelés à durer.
Toutefois, le canon a-t-il vraiment l’avantage, face aux drones, munitions stand-off et autres missiles de croisière, sur les missiles anti-aériens ? Une question, comme souvent, bien plus complexe qu’il n’y parait de prime abord.
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Le remplacement de l’artillerie antiaérienne par le missile dans les années 60 et 70
Si les premiers missiles sol-air sont apparus dans les années 50, avec le S-75 Dvina (1957) soviétique et le MiM-14 Nike Hercules (1955) américain, ces systèmes visaient avant tout à contrer la menace des bombardiers lourds évoluant à haute et très haute altitude, et à vitesse élevée, rendant l’interception par avions de chasse incertaine.
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Ils vont en revenir au bon vieux « pom-pom » des années 40 ?